Tactique du diable

Un bureau administratif infernal, plein de dossiers, sous une lumière rougeâtre
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Trente et une lettres d'un vieux démon à son neveu, chargé de perdre l'âme d'un jeune Anglais ordinaire. Drôle, cruel et d'une lucidité désarmante sur nos petites faiblesses : le livre qui a rendu Lewis célèbre.

Screwtape est un haut fonctionnaire de l'enfer. Son neveu Wormwood, tentateur débutant, vient de recevoir son premier « patient », un jeune homme sans histoire qui vit avec sa mère, en Angleterre, au début de la guerre. Lettre après lettre, l'oncle conseille : ne pas chercher les grands crimes, mais encourager la distraction, l'irritation domestique, la vanité spirituelle, l'habitude de remettre à demain. Il se désole quand le patient se convertit, s'inquiète quand il tombe amoureux d'une jeune chrétienne, se réjouit quand il fréquente des gens brillants et cyniques. Tout est vu à l'envers : Dieu est « l'Ennemi », Satan « Notre Père d'en bas ». C'est ce renversement qui fait le comique du livre, et sa force : le lecteur se reconnaît dans chaque ruse. Nous ne dévoilerons pas la fin, qui ne tourne pas à l'avantage de Wormwood.

  • Accroche originale (balise <title> et sous-titre) — Les lettres d'un démon à son neveu : le best-seller qui a rendu Lewis célèbre
  • titre original — The Screwtape Letters
  • Année(s) de première parution (texte) — 1942
  • Genre précis — Roman épistolaire satirique
  • categorie — Fiction
  • Première édition anglaise — Geoffrey Bles, Londres, février 1942 (parution en feuilleton dans l'hebdomadaire anglican The Guardian en 1941)
  • Disponibilité en librairie (relevé daté) — Disponible (Empreinte temps présent).
  • Niveau de lecture (texte) — Facile — mais à relire
  • Genèse — L'idée vient à Lewis en juillet 1940, en sortant d'un office, juste après avoir entendu un discours d'Hitler à la radio. Les lettres paraissent chaque semaine dans *The Guardian*, un journal anglican aujourd'hui disparu (rien à voir avec le quotidien), avant d'être réunies en livre, dédié à Tolkien. Lewis dira que l'exercice, qui consistait à se mettre dans la peau d'un démon, lui avait desséché l'âme, et qu'il ne voulait pas recommencer.
  • Accueil et influence — Succès immédiat et durable, en Grande-Bretagne puis aux États-Unis : c'est ce livre qui vaut à Lewis la couverture du magazine *Time* en 1947. Il a inspiré d'innombrables imitations et adaptations scéniques. En français, c'est le premier livre de Lewis traduit, dès 1943, par un éditeur suisse de Neuchâtel.
  • Ce qui annonce Narnia — Le ton du narrateur, malicieux et complice, est déjà celui des Chroniques. La manière dont le mal s'insinue par de petites concessions annonce Edmund et ses loukoums.
  • Public — Le meilleur premier pas hors de Narnia pour un adulte ou un grand adolescent. Une lettre par jour, c'est un mois de lecture. Les non-croyants l'apprécient aussi pour sa psychologie.
  • adaptations — Nombreuses adaptations théâtrales, dont un spectacle de Max McLean joué à New York et en tournée depuis 2006. Adaptation radiophonique (Focus on the Family, 2009) avec Andy Serkis dans le rôle de Screwtape.
  • Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui — Les ruses de Screwtape ont trouvé de nouveaux terrains : la distraction permanente, l'irritation domestique, le goût de paraître. Beaucoup de lecteurs actuels, croyants ou non, y voient une étude très fine de nos petites faiblesses. Le livre fut aussi, en 1943, le premier de Lewis à paraître en français, à Neuchâtel.
  • Conseil d'entrée — Niveau : Facile — mais à relire. Le meilleur premier pas hors de Narnia pour un adulte ou un grand adolescent. Une lettre par jour, c'est un mois de lecture. Les non-croyants l'apprécient aussi pour sa psychologie.
  • Première année (entier), pour trier et filtrer — 1942
  • Disponibilité normalisée : disponible, epuise, non_traduit, a_verifier, autre — disponible

Autres titres français

  • sous-titre : Lettres d'un vétéran de la tentation à un novice

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  • Tactique du diable — Delachaux et Niestlé — Neuchâtel — 1943 — B. V. Barbey — première traduction de Lewis en français ; rééditée notamment en 1954 et 1967
  • Tactique du diable : lettres d'un vétéran de la tentation à un novice — EBV (Éditions Brunnen) — Bâle — 1982 — Étienne Huser — nouvelle traduction
  • Tactique du diable : lettres d'un vétéran de la tentation à un novice — Empreinte temps présent — 2010 — Étienne Huser — préface d'Irène Fernandez

themes

  • Le mal ordinaire : les petites lâchetés plutôt que les grands crimes.
  • L'attention au moment présent, que les démons veulent nous faire fuir.
  • L'humilité, l'orgueil et l'humour.
  • La guerre vue de l'intérieur d'une vie quotidienne.
  • La bureaucratie de l'enfer, satire des administrations modernes.

Citations courtes avec source

  • Il existe deux erreurs, égales et opposées, sur les démons : ne pas croire à leur existence, ou s'y intéresser de façon malsaine. — Tactique du diable, préface — paraphrase très proche, traduction du site

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Romans et récits

Synonymes et noms alternatifs (noms originaux, autres traductions, genre…), pour Meilisearch

  • The Screwtape Letters
  • sous-titre : Lettres d'un vétéran de la tentation à un novice
  • Roman épistolaire satirique
  • Fiction

Trente et une lettres d'un vieux démon à son neveu, chargé de perdre l'âme d'un jeune Anglais ordinaire. Drôle, cruel et d'une lucidité désarmante sur nos petites faiblesses : le livre qui a rendu Lewis célèbre.

Fiche express

  • Titre original : The Screwtape Letters (1942)
  • Autres titres français : sous-titre : Lettres d'un vétéran de la tentation à un novice
  • Genre : Roman épistolaire satirique
  • Première édition : Geoffrey Bles, Londres, février 1942 (parution en feuilleton dans l'hebdomadaire anglican The Guardian en 1941)
  • En français : Disponible (Empreinte temps présent).
  • Niveau de lecture : Facile — mais à relire

Par où l'aborder

Niveau : Facile — mais à relire. Le meilleur premier pas hors de Narnia pour un adulte ou un grand adolescent. Une lettre par jour, c'est un mois de lecture. Les non-croyants l'apprécient aussi pour sa psychologie.

Le livre en quelques lignes

Screwtape est un haut fonctionnaire de l'enfer. Son neveu Wormwood, tentateur débutant, vient de recevoir son premier « patient », un jeune homme sans histoire qui vit avec sa mère, en Angleterre, au début de la guerre. Lettre après lettre, l'oncle conseille : ne pas chercher les grands crimes, mais encourager la distraction, l'irritation domestique, la vanité spirituelle, l'habitude de remettre à demain. Il se désole quand le patient se convertit, s'inquiète quand il tombe amoureux d'une jeune chrétienne, se réjouit quand il fréquente des gens brillants et cyniques. Tout est vu à l'envers : Dieu est « l'Ennemi », Satan « Notre Père d'en bas ». C'est ce renversement qui fait le comique du livre, et sa force : le lecteur se reconnaît dans chaque ruse. Nous ne dévoilerons pas la fin, qui ne tourne pas à l'avantage de Wormwood.

Dans l'atelier de Lewis

L'idée vient à Lewis en juillet 1940, en sortant d'un office, juste après avoir entendu un discours d'Hitler à la radio. Les lettres paraissent chaque semaine dans The Guardian, un journal anglican aujourd'hui disparu (rien à voir avec le quotidien), avant d'être réunies en livre, dédié à Tolkien. Lewis dira que l'exercice, qui consistait à se mettre dans la peau d'un démon, lui avait desséché l'âme, et qu'il ne voulait pas recommencer.

Ce qui y annonce Narnia

Le ton du narrateur, malicieux et complice, est déjà celui des Chroniques. La manière dont le mal s'insinue par de petites concessions annonce Edmund et ses loukoums.

Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui

Les ruses de Screwtape ont trouvé de nouveaux terrains : la distraction permanente, l'irritation domestique, le goût de paraître. Beaucoup de lecteurs actuels, croyants ou non, y voient une étude très fine de nos petites faiblesses. Le livre fut aussi, en 1943, le premier de Lewis à paraître en français, à Neuchâtel.

La trace qu'il a laissée

Succès immédiat et durable, en Grande-Bretagne puis aux États-Unis : c'est ce livre qui vaut à Lewis la couverture du magazine Time en 1947. Il a inspiré d'innombrables imitations et adaptations scéniques. En français, c'est le premier livre de Lewis traduit, dès 1943, par un éditeur suisse de Neuchâtel.

Les idées à retenir

  • Le mal ordinaire : les petites lâchetés plutôt que les grands crimes.
  • L'attention au moment présent, que les démons veulent nous faire fuir.
  • L'humilité, l'orgueil et l'humour.
  • La guerre vue de l'intérieur d'une vie quotidienne.
  • La bureaucratie de l'enfer, satire des administrations modernes.

À citer

« Il existe deux erreurs, égales et opposées, sur les démons : ne pas croire à leur existence, ou s'y intéresser de façon malsaine. »
— Tactique du diable, préface — paraphrase très proche, traduction du site

Le lire en français

  • Tactique du diable, Delachaux et Niestlé, Neuchâtel, 1943, trad. B. V. Barbey — première traduction de Lewis en français ; rééditée notamment en 1954 et 1967
  • Tactique du diable : lettres d'un vétéran de la tentation à un novice, EBV (Éditions Brunnen), Bâle, 1982, trad. Étienne Huser — nouvelle traduction
  • Tactique du diable : lettres d'un vétéran de la tentation à un novice, Empreinte temps présent, 2010, trad. Étienne Huser — préface d'Irène Fernandez

Sur scène et à l'écran

Nombreuses adaptations théâtrales, dont un spectacle de Max McLean joué à New York et en tournée depuis 2006. Adaptation radiophonique (Focus on the Family, 2009) avec Andy Serkis dans le rôle de Screwtape.

Voir aussi

Sources consultées (URL ou références) ; à afficher en bas de page

  • https://www.editions-empreinte.com/tous-nos-ouvrages/tactique-du-diable-
  • https://www.pintswithjack.com/csl-in-france/
  • https://en.wikipedia.org/wiki/The_Screwtape_Letters
Œuvres de C.S. Lewis