Le Grand Divorce

Un autobus à impériale qui s'élève au-dessus d'une ville grise sous la pluie
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  5. Le Grand Divorce

Un autobus fait la navette entre une ville grise et pluvieuse et les abords lumineux du paradis. Les passagers peuvent rester, à une condition : lâcher ce qui les retient. Presque aucun ne le fait.

Le narrateur fait la queue sous la pluie, dans une ville crépusculaire où les maisons sont vides et où chacun s'éloigne de ses voisins. Il monte dans un autobus volant qui l'emmène dans une campagne d'une réalité si intense que l'herbe blesse les pieds des voyageurs : ce sont des fantômes, transparents, face à des êtres solides et rayonnants venus à leur rencontre. Chaque fantôme reçoit la visite de quelqu'un qu'il a connu, qui l'invite à rester. Mais chacun a une bonne raison de repartir : un évêque qui préfère ses débats d'idées à la vérité, une mère qui exige son fils, un artiste qui ne s'intéresse qu'à sa réputation, un homme qui ne veut pas lâcher le petit lézard rouge perché sur son épaule. Le narrateur est guidé par l'écrivain écossais George MacDonald, son maître, qui lui explique ce qu'il voit. L'une des scènes les plus célèbres présente une femme toute simple de la banlieue de Londres, accueillie comme une reine.

  • Accroche originale (balise <title> et sous-titre) — Un autobus pour le paradis : la fable où l'on choisit de rester
  • titre original — The Great Divorce
  • Année(s) de première parution (texte) — 1945
  • Genre précis — Récit visionnaire, fable
  • categorie — Fiction
  • Première édition anglaise — Geoffrey Bles, Londres, 1945 (feuilleton dans The Guardian, 1944-1945)
  • Disponibilité en librairie (relevé daté) — Disponible (Empreinte temps présent, 2025, sous le titre L'Autobus du paradis).
  • Niveau de lecture (texte) — Facile — un court récit
  • Genèse — Le titre répond au *Mariage du Ciel et de l'Enfer* du poète William Blake : pour Lewis, ciel et enfer ne peuvent pas se marier, il faut choisir. Il s'inspire aussi d'une idée médiévale selon laquelle les damnés pouvaient parfois bénéficier de « vacances ». Le livre a d'abord paru en feuilleton sous le titre *Who Goes Home?*.
  • Accueil et influence — Un des livres les plus aimés de Lewis, souvent recommandé à ceux qui se posent des questions sur l'au-delà. Lewis précise dans sa préface qu'il s'agit d'une fiction et non d'une description de ce qui nous attend.
  • Ce qui annonce Narnia — La campagne « plus réelle que réelle » est celle du pays d'Aslan à la fin de *La Dernière Bataille* (« plus haut et plus loin »). Les nains qui refusent de voir le festin y sont cousins des fantômes du *Grand Divorce*.
  • Public — Parfait après *Tactique du diable*. Se lit en une soirée.
  • adaptations — Adaptations théâtrales (dont la compagnie de Max McLean). Un projet de film a été annoncé à plusieurs reprises sans aboutir.
  • Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui — Chacun des fantômes refuse le paradis pour une raison qui nous est familière : la rancune, la réputation, l'amour possessif, le goût des débats. C'est ce qui rend le livre si actuel : il ne parle pas d'abord de l'au-delà, mais de ce que nous refusons de lâcher ici. Lewis le rappelait lui-même : ce n'est pas une description de ce qui nous attend.
  • Conseil d'entrée — Niveau : Facile — un court récit. Parfait après *Tactique du diable*. Se lit en une soirée.
  • Première année (entier), pour trier et filtrer — 1945
  • Disponibilité normalisée : disponible, epuise, non_traduit, a_verifier, autre — disponible

Autres titres français

  • Le Grand Divorce entre le ciel et la terre
  • L'Autobus du paradis

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  • Le Grand Divorce entre le ciel et la terre — Delachaux et Niestlé — Neuchâtel / Paris — 1947 — Geneviève Teyssonnière de Gramont et Jacqueline Des Gouttes — traduction revue par l'auteur
  • L'Autobus du paradis — Éditions du Cerf — Paris — 1980 — Jacques Winandy et Dominique Barrios-Delgado — nouveau titre
  • Le Grand Divorce entre le ciel et la terre — Raphaël — Le Mont-Pèlerin — 1998 — réimprimé vers 2006 ; traducteur incertain, les catalogues se contredisent (le SUDOC indique Denis Ducatel, swisscovery Geneviève Teyssonnière de Gramont, soit une reprise de la traduction de 1947)
  • L'Autobus du paradis — Empreinte temps présent — 2025 — nouvelle édition entièrement révisée, avril 2025

themes

  • L'enfer est une porte fermée de l'intérieur.
  • La liberté de choisir, jusqu'au bout.
  • L'amour possessif opposé à l'amour vrai.
  • La réalité du ciel, plus solide que la terre.
  • La transformation : le lézard devient étalon.

Citations courtes avec source

  • Il n'y a finalement que deux sortes de gens : ceux qui disent à Dieu « Que ta volonté soit faite », et ceux à qui Dieu dit, à la fin : « Que ta volonté soit faite. » — Le Grand Divorce, ch. 9 — traduction du site

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Romans et récits

Synonymes et noms alternatifs (noms originaux, autres traductions, genre…), pour Meilisearch

  • The Great Divorce
  • Le Grand Divorce entre le ciel et la terre
  • L'Autobus du paradis
  • Récit visionnaire, fable
  • Fiction

Un autobus fait la navette entre une ville grise et pluvieuse et les abords lumineux du paradis. Les passagers peuvent rester, à une condition : lâcher ce qui les retient. Presque aucun ne le fait.

Fiche express

  • Titre original : The Great Divorce (1945)
  • Autres titres français : Le Grand Divorce entre le ciel et la terre ; L'Autobus du paradis
  • Genre : Récit visionnaire, fable
  • Première édition : Geoffrey Bles, Londres, 1945 (feuilleton dans The Guardian, 1944-1945)
  • En français : Disponible (Empreinte temps présent, 2025, sous le titre L'Autobus du paradis).
  • Niveau de lecture : Facile — un court récit

Par où l'aborder

Niveau : Facile — un court récit. Parfait après Tactique du diable. Se lit en une soirée.

Le livre en quelques lignes

Le narrateur fait la queue sous la pluie, dans une ville crépusculaire où les maisons sont vides et où chacun s'éloigne de ses voisins. Il monte dans un autobus volant qui l'emmène dans une campagne d'une réalité si intense que l'herbe blesse les pieds des voyageurs : ce sont des fantômes, transparents, face à des êtres solides et rayonnants venus à leur rencontre. Chaque fantôme reçoit la visite de quelqu'un qu'il a connu, qui l'invite à rester. Mais chacun a une bonne raison de repartir : un évêque qui préfère ses débats d'idées à la vérité, une mère qui exige son fils, un artiste qui ne s'intéresse qu'à sa réputation, un homme qui ne veut pas lâcher le petit lézard rouge perché sur son épaule. Le narrateur est guidé par l'écrivain écossais George MacDonald, son maître, qui lui explique ce qu'il voit. L'une des scènes les plus célèbres présente une femme toute simple de la banlieue de Londres, accueillie comme une reine.

Dans l'atelier de Lewis

Le titre répond au Mariage du Ciel et de l'Enfer du poète William Blake : pour Lewis, ciel et enfer ne peuvent pas se marier, il faut choisir. Il s'inspire aussi d'une idée médiévale selon laquelle les damnés pouvaient parfois bénéficier de « vacances ». Le livre a d'abord paru en feuilleton sous le titre Who Goes Home?.

Ce qui y annonce Narnia

La campagne « plus réelle que réelle » est celle du pays d'Aslan à la fin de La Dernière Bataille (« plus haut et plus loin »). Les nains qui refusent de voir le festin y sont cousins des fantômes du Grand Divorce.

Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui

Chacun des fantômes refuse le paradis pour une raison qui nous est familière : la rancune, la réputation, l'amour possessif, le goût des débats. C'est ce qui rend le livre si actuel : il ne parle pas d'abord de l'au-delà, mais de ce que nous refusons de lâcher ici. Lewis le rappelait lui-même : ce n'est pas une description de ce qui nous attend.

La trace qu'il a laissée

Un des livres les plus aimés de Lewis, souvent recommandé à ceux qui se posent des questions sur l'au-delà. Lewis précise dans sa préface qu'il s'agit d'une fiction et non d'une description de ce qui nous attend.

Les idées à retenir

  • L'enfer est une porte fermée de l'intérieur.
  • La liberté de choisir, jusqu'au bout.
  • L'amour possessif opposé à l'amour vrai.
  • La réalité du ciel, plus solide que la terre.
  • La transformation : le lézard devient étalon.

À citer

« Il n'y a finalement que deux sortes de gens : ceux qui disent à Dieu « Que ta volonté soit faite », et ceux à qui Dieu dit, à la fin : « Que ta volonté soit faite. » »
— Le Grand Divorce, ch. 9 — traduction du site

Le lire en français

  • Le Grand Divorce entre le ciel et la terre, Delachaux et Niestlé, Neuchâtel / Paris, 1947, trad. Geneviève Teyssonnière de Gramont et Jacqueline Des Gouttes — traduction revue par l'auteur
  • L'Autobus du paradis, Éditions du Cerf, Paris, 1980, trad. Jacques Winandy et Dominique Barrios-Delgado — nouveau titre
  • Le Grand Divorce entre le ciel et la terre, Raphaël, Le Mont-Pèlerin, 1998 — réimprimé vers 2006 ; traducteur incertain, les catalogues se contredisent (le SUDOC indique Denis Ducatel, swisscovery Geneviève Teyssonnière de Gramont, soit une reprise de la traduction de 1947)
  • L'Autobus du paradis, Empreinte temps présent, 2025 — nouvelle édition entièrement révisée, avril 2025

Sur scène et à l'écran

Adaptations théâtrales (dont la compagnie de Max McLean). Un projet de film a été annoncé à plusieurs reprises sans aboutir.

Voir aussi

Sources consultées (URL ou références) ; à afficher en bas de page

  • https://www.pintswithjack.com/csl-in-france/
  • https://www.laprocure.com/product/1776856/lewis-clive-staples-l-autobus-du-paradis
  • https://en.wikipedia.org/wiki/The_Great_Divorce
Œuvres de C.S. Lewis