Cette hideuse puissance

Un institut moderne et froid qui écrase une petite ville universitaire
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Une petite ville universitaire anglaise, un institut scientifique tout-puissant, un jeune couple qui se déchire, et Merlin qui se réveille sous la forêt. Le plus étrange et le plus prophétique des romans de Lewis.

Mark Studdock, jeune sociologue ambitieux du Bracton College, à Edgestow, rêve d'entrer dans le « cercle intérieur » de ceux qui comptent. On lui offre un poste au N.I.C.E., un institut national de « coordination » scientifique qui rachète des terres du collège et prétend réorganiser la société. Sa femme, Jane, qui délaisse sa thèse, fait des rêves troublants qui se révèlent vrais. Pendant que Mark s'enfonce dans les intrigues de Belbury, le siège de l'institut, où règnent la police privée de la « Fée » Hardcastle et une tête coupée maintenue en vie, Jane trouve refuge au manoir de St Anne's. Une petite communauté s'y est formée autour d'un mystérieux directeur, qui n'est autre que Ransom. Les deux camps cherchent la même chose : Merlin, endormi depuis quinze siècles sous la forêt de Bragdon. La fin est apocalyptique et comique à la fois.

  • Accroche originale (balise <title> et sous-titre) — Merlin contre l'institut : le roman de campus qui vire à l'apocalypse
  • titre original — That Hideous Strength
  • Année(s) de première parution (texte) — 1945
  • serie — La Trilogie cosmique (3/3)
  • Genre précis — Roman (science-fiction, fantastique arthurien, satire universitaire)
  • categorie — Fiction
  • Première édition anglaise — The Bodley Head, Londres, 1945 ; sous-titre « A Modern Fairy-Tale for Grown-Ups »
  • Disponibilité en librairie (relevé daté) — Épuisé en neuf (relevé 2024) ; d'occasion.
  • Niveau de lecture (texte) — Exigeant — un roman adulte, long et foisonnant
  • Genèse — Rédigé pendant la guerre, sous l'influence de Charles Williams, dont on reconnaît l'univers mystique, et de la matière arthurienne chère aux Inklings. Lewis présente explicitement le roman comme la version romancée de ses conférences sur *L'Abolition de l'homme* (1943). Le titre vient d'un vers du poète écossais David Lyndsay sur l'ombre de la tour de Babel.
  • Accueil et influence — Le roman déroute à sa sortie : George Orwell en publie une critique à la fois admirative et agacée, saluant la description d'un régime scientiste mais regrettant l'irruption du surnaturel. Il est aujourd'hui souvent cité dans les débats sur la technocratie, la surveillance ou le transhumanisme.
  • Ce qui annonce Narnia — La fin, où les animaux libérés envahissent le banquet de Belbury, fait penser aux animaux parlants de Narnia. L'ours Mr Bultitude, le personnage le plus attachant du livre, semble sortir des Chroniques. La confusion des langues annonce les ruses du singe Ruse dans *La Dernière Bataille*.
  • Public — Pour les lecteurs adultes qui ont aimé les deux premiers tomes et aiment les romans d'idées. Peut aussi se lire seul, comme un roman de campus qui tourne au fantastique.
  • adaptations — Aucune adaptation filmée.
  • Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui — Un institut qui promet de réorganiser la société au nom de la science, un jeune chercheur prêt à tout pour faire partie du « cercle intérieur », une communication qui brouille le sens des mots : le lecteur d'aujourd'hui y reconnaît des inquiétudes très contemporaines. Le roman n'est pas un pamphlet contre la science, mais contre le pouvoir sans limites de ceux qui prétendent la servir.
  • Conseil d'entrée — Niveau : Exigeant — un roman adulte, long et foisonnant. Pour les lecteurs adultes qui ont aimé les deux premiers tomes et aiment les romans d'idées. Peut aussi se lire seul, comme un roman de campus qui tourne au fantastique.
  • Première année (entier), pour trier et filtrer — 1945
  • Disponibilité normalisée : disponible, epuise, non_traduit, a_verifier, autre — epuise

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  • Cette hideuse puissance, dans Le Silence de la Terre ; Voyage à Vénus ; Cette hideuse puissance — Club du livre d'anticipation (Opta) — Paris — 1967 — Frank Straschitz — première traduction française, la trilogie en un volume (introduction de Sam Moskowitz)
  • Cette hideuse puissance — Oswald — Paris — 1979 — Frank Straschitz — postface de Jacques Bergier
  • La Trilogie cosmique — L'Âge d'Homme — Lausanne — 1997 — Maurice Le Péchoux
  • Cette hideuse puissance : conte de fées moderne pour adultes — Gallimard, Folio SF — 2008 — Maurice Le Péchoux

themes

  • Le « cercle intérieur » : le désir d'appartenir à ceux qui comptent, et ce qu'il nous coûte.
  • La technocratie et la manipulation de l'opinion (presse, police, euphémismes).
  • La science sans morale, prolongement romanesque de *L'Abolition de l'homme*.
  • Le mariage, l'humilité et l'égalité dans le couple.
  • La légende arthurienne : Logres contre la Grande-Bretagne officielle.

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Romans et récits

Synonymes et noms alternatifs (noms originaux, autres traductions, genre…), pour Meilisearch

  • That Hideous Strength
  • Roman (science-fiction, fantastique arthurien, satire universitaire)
  • Fiction

Une petite ville universitaire anglaise, un institut scientifique tout-puissant, un jeune couple qui se déchire, et Merlin qui se réveille sous la forêt. Le plus étrange et le plus prophétique des romans de Lewis.

Fiche express

  • Titre original : That Hideous Strength (1945)
  • Série : La Trilogie cosmique (3/3)
  • Genre : Roman (science-fiction, fantastique arthurien, satire universitaire)
  • Première édition : The Bodley Head, Londres, 1945 ; sous-titre « A Modern Fairy-Tale for Grown-Ups »
  • En français : Épuisé en neuf (relevé 2024) ; d'occasion.
  • Niveau de lecture : Exigeant — un roman adulte, long et foisonnant

Par où l'aborder

Niveau : Exigeant — un roman adulte, long et foisonnant. Pour les lecteurs adultes qui ont aimé les deux premiers tomes et aiment les romans d'idées. Peut aussi se lire seul, comme un roman de campus qui tourne au fantastique.

Le livre en quelques lignes

Mark Studdock, jeune sociologue ambitieux du Bracton College, à Edgestow, rêve d'entrer dans le « cercle intérieur » de ceux qui comptent. On lui offre un poste au N.I.C.E., un institut national de « coordination » scientifique qui rachète des terres du collège et prétend réorganiser la société. Sa femme, Jane, qui délaisse sa thèse, fait des rêves troublants qui se révèlent vrais. Pendant que Mark s'enfonce dans les intrigues de Belbury, le siège de l'institut, où règnent la police privée de la « Fée » Hardcastle et une tête coupée maintenue en vie, Jane trouve refuge au manoir de St Anne's. Une petite communauté s'y est formée autour d'un mystérieux directeur, qui n'est autre que Ransom. Les deux camps cherchent la même chose : Merlin, endormi depuis quinze siècles sous la forêt de Bragdon. La fin est apocalyptique et comique à la fois.

Dans l'atelier de Lewis

Rédigé pendant la guerre, sous l'influence de Charles Williams, dont on reconnaît l'univers mystique, et de la matière arthurienne chère aux Inklings. Lewis présente explicitement le roman comme la version romancée de ses conférences sur L'Abolition de l'homme (1943). Le titre vient d'un vers du poète écossais David Lyndsay sur l'ombre de la tour de Babel.

Ce qui y annonce Narnia

La fin, où les animaux libérés envahissent le banquet de Belbury, fait penser aux animaux parlants de Narnia. L'ours Mr Bultitude, le personnage le plus attachant du livre, semble sortir des Chroniques. La confusion des langues annonce les ruses du singe Ruse dans La Dernière Bataille.

Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui

Un institut qui promet de réorganiser la société au nom de la science, un jeune chercheur prêt à tout pour faire partie du « cercle intérieur », une communication qui brouille le sens des mots : le lecteur d'aujourd'hui y reconnaît des inquiétudes très contemporaines. Le roman n'est pas un pamphlet contre la science, mais contre le pouvoir sans limites de ceux qui prétendent la servir.

La trace qu'il a laissée

Le roman déroute à sa sortie : George Orwell en publie une critique à la fois admirative et agacée, saluant la description d'un régime scientiste mais regrettant l'irruption du surnaturel. Il est aujourd'hui souvent cité dans les débats sur la technocratie, la surveillance ou le transhumanisme.

Les idées à retenir

  • Le « cercle intérieur » : le désir d'appartenir à ceux qui comptent, et ce qu'il nous coûte.
  • La technocratie et la manipulation de l'opinion (presse, police, euphémismes).
  • La science sans morale, prolongement romanesque de L'Abolition de l'homme.
  • Le mariage, l'humilité et l'égalité dans le couple.
  • La légende arthurienne : Logres contre la Grande-Bretagne officielle.

Le lire en français

  • Cette hideuse puissance, dans Le Silence de la Terre ; Voyage à Vénus ; Cette hideuse puissance, Club du livre d'anticipation (Opta), Paris, 1967, trad. Frank Straschitz — première traduction française, la trilogie en un volume (introduction de Sam Moskowitz)
  • Cette hideuse puissance, Oswald, Paris, 1979, trad. Frank Straschitz — postface de Jacques Bergier
  • La Trilogie cosmique, L'Âge d'Homme, Lausanne, 1997, trad. Maurice Le Péchoux
  • Cette hideuse puissance : conte de fées moderne pour adultes, Gallimard, Folio SF, 2008, trad. Maurice Le Péchoux

Sur scène et à l'écran

Aucune adaptation filmée.

Voir aussi

Sources consultées (URL ou références) ; à afficher en bas de page

  • https://en.wikipedia.org/wiki/That_Hideous_Strength
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Trilogie_cosmique
  • https://www.pintswithjack.com/csl-in-france/
Œuvres de C.S. Lewis