Bibliographie commentée : lire sur Narnia et sur Lewis


- Accueil
- C.S. Lewis
- Pour aller plus loin
- Bibliographie commentée : lire sur Narnia et sur Lewis
Guides, essais, biographies : une sélection commentée des livres pour mieux comprendre Narnia et son auteur, en privilégiant ceux qu'on peut lire en français.
Guides, essais, biographies : une sélection commentée des livres pour mieux comprendre Narnia et son auteur, en privilégiant ceux qu'on peut lire en français.
- Trois portes d'entrée en français : Duriez, Maxence, Fernandez.
- Pour la biographie, commencer par Lewis lui-même : Surpris par la joie.
- En anglais, Ford, Hooper et Ward sont les références.
Cette bibliographie complète la liste des œuvres de Lewis (voir notre bibliographie de C.S. Lewis). Elle ne présente que des livres sur Narnia et sur Lewis. Les livres en français viennent d'abord. Les appréciations sur 10 sont celles que l'ancien site donnait en 2005. Certains titres sont épuisés et se trouvent d'occasion ou en bibliothèque.
Pour commencer : trois guides en français
Colin Duriez, Au cœur de Narnia (Raphaël, Mont-Pèlerin, 2005). Traduit de l'anglais, c'est le compagnon de route idéal : une biographie de Lewis, une présentation des thèmes et des symboles, un abécédaire des personnages, des lieux et des événements, des repères sur l'histoire et la géographie de Narnia. Colin Duriez, spécialiste britannique de Lewis et de Tolkien, écrit simplement et avec chaleur. C'est la source de plusieurs textes de Marc Varidel sur l'ancien site. Note de l'ancien site : 8,5/10.
Philippe Maxence, Le Monde de Narnia décrypté (Presses de la Renaissance, 2005 ; réédité en 2021). Un essai en trois parties : la vie et le parcours de Lewis, une lecture des Chroniques centrée sur Aslan et sur les thèmes chrétiens (création, mal, sacrifice), puis un dictionnaire des noms et des lieux. Accessible et clair, il assume une lecture résolument chrétienne. Le lecteur qui cherche une approche plus nuancée le complètera par d'autres livres.
Irène Fernandez, Mythe, raison ardente. Imagination et réalité selon C. S. Lewis (Ad Solem, 2005, 518 pages). Le livre le plus ambitieux en français. Ancienne élève de l'École normale supérieure, Irène Fernandez suit le chemin intellectuel de Lewis, du rationalisme sans Dieu à la foi, en passant par sa réflexion sur le mythe, ce « mythe devenu fait ». Elle montre comment ses contes, et d'abord Narnia, laissent pressentir une joie qui dépasse ce monde. Exigeant mais lumineux. Irène Fernandez était l'une des invitées des émissions d'Espace 2 en décembre 2005. Note de l'ancien site : 9/10.
Pour approfondir, en français
Suzanne Bray, À travers l'armoire magique : C. S. Lewis et l'univers de Narnia (Farel, 2005, 64 pages). Une courte introduction par une universitaire spécialiste de Lewis, idéale pour un premier contact.
Suzanne Bray, C. S. Lewis ou la vocation du best-seller (Imago, 2007, 216 pages). Une biographie critique qui s'interroge sur le phénomène Lewis : pourquoi un professeur d'Oxford, apologète chrétien, est-il devenu un auteur à succès dans un monde de moins en moins chrétien ? Suzanne Bray enseigne la littérature et la civilisation britanniques à l'Université catholique de Lille. Le livre comprend une bibliographie des œuvres de Lewis en français.
Leanne Payne, Présence réelle. La vision chrétienne du monde dans la pensée et l'imaginaire de C. S. Lewis (Raphaël, 1998). Une lecture spirituelle de l'œuvre de Lewis, centrée sur l'imagination et la présence de Dieu. Note de l'ancien site : 9/10.
Daniel Warzecha, L'Imaginaire spirituel de C. S. Lewis. Expérience religieuse et imagination dans son œuvre de fiction (L'Harmattan, 2010). Une étude universitaire sur la façon dont Lewis met le mythe et la fiction au service de l'expérience religieuse.
Paola Artero, The Chronicles of Narnia de C. S. Lewis : idéologie(s) et point(s) de vue dans les traductions françaises (thèse, université Montpellier 3, 2018, consultable en ligne). Pour les curieux qui veulent comparer les traductions françaises.
J.R.R. Tolkien, Faërie et autres textes (Christian Bourgois, 2003 ; Pocket). Pas un livre sur Lewis, mais indispensable pour comprendre ce qui l'unissait à Tolkien : on y trouve l'essai Du conte de fées et le poème Mythopoeia, écrit après leur conversation de 1931.
Lewis par lui-même
La meilleure biographie de la jeunesse de Lewis, c'est encore la sienne. Surpris par la joie (Raphaël, 1998) raconte son enfance, ses lectures, ses années de doute et sa conversion. Apprendre la mort (réédité au Cerf en 2023) est le journal de son deuil après la mort de Joy Davidman. Les deux livres sont présentés dans le texte de l'ancien site reproduit ci-dessous.
Les références en anglais
- Paul F. Ford, Companion to Narnia (HarperSanFrancisco, édition revue 2005). Le dictionnaire de référence de Narnia, de A à Z.
- Walter Hooper, C. S. Lewis: A Companion & Guide (1996). Une somme sur la vie et l'œuvre, par l'ancien secrétaire de Lewis.
- Roger Lancelyn Green et Walter Hooper, C. S. Lewis: A Biography (édition revue 2002). La biographie écrite par un ami proche, qui suivit de près la naissance de Narnia.
- Michael Ward, Planet Narnia (Oxford University Press, 2008). La thèse audacieuse selon laquelle chaque Chronique est placée sous le signe d'une planète du ciel médiéval.
- Alan Jacobs, The Narnian (2005). Une biographie intellectuelle, attentive à l'imagination de Lewis.
- Colin Duriez, The C. S. Lewis Chronicles (BlueBridge, 2005). Une biographie sous forme de chronique, très détaillée sur les Inklings.
- Alister McGrath, C. S. Lewis – A Life (2013). La grande biographie publiée pour le cinquantenaire de sa mort. Nous n'en connaissons pas de traduction française.
- Douglas Gresham, Jack's Life (Broadman & Holman, 2005). La vie de Lewis racontée simplement par son beau-fils, accessible aux jeunes lecteurs.
- Richard Wagner, C. S. Lewis and Narnia for Dummies (2005). Malgré son titre, un excellent guide des liens entre Narnia et le christianisme. Note de l'ancien site : 9/10.
- Humphrey Carpenter, The Inklings (1978). Le portrait de groupe de Lewis, Tolkien, Williams et leurs amis.
- David Downing, Into the Wardrobe (2005) et Peter Schakel, Reading with the Heart: The Way into Narnia (1979). Deux bonnes introductions critiques ; Schakel défend la lecture dans l'ordre de parution.
Nos conseils selon votre profil
- Pour un adolescent ou une famille : Suzanne Bray (À travers l'armoire magique), puis Colin Duriez.
- Pour un lecteur curieux de la dimension chrétienne : Philippe Maxence, puis Irène Fernandez.
- Pour un étudiant : Irène Fernandez, Suzanne Bray (2007), Daniel Warzecha, puis Ward et Ford en anglais.
- Pour connaître l'homme : Surpris par la joie, puis Green et Hooper ou McGrath.
Voir aussi
- Bibliographie de C.S. Lewis
- Que lire de Lewis après Narnia
- La sous-création : Lewis, Tolkien et l'art d'inventer des mondes
- Les éditions françaises de Narnia
- Narnia à la radio : la semaine Espace 2 (décembre 2005)
- Crédits et sources
- De Neuchâtel à nos librairies : quatre-vingts ans de Lewis en version française, et les livres qui manquent encore
- Trente-huit livres en sept familles : l'œuvre de Lewis rangée par genre
Ce qu'en disait blog.narnia.ch
- article — articles/323-les-biographies-de-c-s-lewis.md — # Les biographies de C.S. Lewis *narnian — 2005-11-24* C.S Lewis a dit un jour "*Tout ce qui n'est pas éternel est éternellement démodé.*" Il n’était pas éternel et pourtant, il n’en est pas non plus devenu démodé. Encore aujourd’hui, plus de quarante ans après sa mort, les écrits de l’un des plus grands érudits anglais du 20e siècle restent. Plongeons donc dans les différentes biographies qui lui ont été dédiées et qui ont été remises au goût du jour avec la sortie du film « Le Lion, La Sorcière Blanche et L’Armoire Magique ». ## Livres en français ### Surpris Par La Joie *Le profil de mes jeunes années (Surprised By Joy), par C.S. Lewis – 1955* C.S. Lewis a parlé lui-même de sa vie dans cette première autobiographie. N’ayant que très rarement éprouvé des moments de joie dans son enfance, l’auteur sera en constante recherche de ce sentiment. C’est alors que Lewis se plonge dans son imagination et les mythes de différentes cultures. Après cette période, il fut amené dans un austère collège anglais et la raison prit alors le dessus. Il essaya tant bien que mal, grâce à la philosophie et autres arguments, de prouver et renforcer son athéisme. Mais, par le biais d’amis et d’autres expériences, il découvrira peu à peu la foi chrétienne. C’est en Dieu qu’il trouva cette joie si peu ressentie et cet émerveillement pour la création et la vie. Dans « Surpris par la joie », Lewis décrit sa conversion comme ceci : «Ce que j'avais tant redouté a fini par m'arriver. Au cours de l'été 1929, je cédai et admis que Dieu était Dieu. Je me jetai à genoux et me mis à prier - j'étais sans doute cette nuit-là le converti le plus démoralisé et récalcitrant de toute l'Angleterre.». Il devint dès lors membre de l’Église Anglicane. ### Apprendre La Mort *(A Grief Observed), par C.S. Lewis – 1961* Dans cette deuxième autobiographie, parue sous le pseudonyme de N.W. Clerk, Lewis parle de son mariage heureux avec Joy Davidman en 1956 et de sa mort tragique d’un cancer, quatre ans plus tard. Il fut paralysé par la mort de sa femme pour qui il eut un amour si profond. C.S. Lewis parle de sa peine face à la mort, de sa rage et de sa confusion de Dieu dans ce livre écrit comme un journal. Alors que le temps passe, il écrit son retour à la religion et son acceptation d’une nouvelle vie. Le style est beau, clair et accessible. Ceux qui se sont trouvés dans des situations similaires seront touchés. Connu pour « transcrire les concepts du Christianisme dans un langage compréhensible pour tout le monde », Lewis a écrit ce livre comme un beau et honnête portrait d’un croyant vigoureux qui, après une mort tragique, perd le sens de la signification de l’univers et qui, petit à petit, apprend à revivre avec Dieu. ## Livres en anglais ### The Narnian *(Le Narnien), par le professeur Alan Jacobs – 2005* Dans ce livre, le professeur Alan Jacobs estime que de 1949 à 1955, Lewis a écrit plus de 600’000 mots en prose. Cet écrit est certainement le plus impressionnant. Il permet aux lecteurs de connaître Lewis le disciple et Lewis le théologien. Bien que l’écrivain a rédigé son livre d’une façon chronologique : l’enfance de Jack (le nom donné à C.S. Lewis par ses proches), la mort de sa maman, ses études, la Seconde Guerre mondiale et sa profession à Oxford ; il se dit bien plus intéressé par l’imagination, les thèmes et l’esprit de Lewis que par ce qu’il a vécu jour après jour. Voilà pourquoi Alan Jacobs parle passablement des auteurs qui ont influencé la vie de Lewis comme, par exemple, George MacDonald. Les lecteurs peu habitués aux écrits théologiques de Jack seront peut-être parfois perdus dans les explications de Jacobs. Outre les thèmes théologiques, Alan parle aussi de sujets que certaines personnes pensent avoir trouvé dans les écrits de Lewis comme le sexisme et le racisme. Il parle aussi de la forte amitié entre Lewis et Tolkien en expliquant le point de vue de ce dernier par rapport aux Chroniques de Narnia. ### The C.S. Lewis Chronicles *(Les Chroniques De C.S. Lewis), par Colin Duriez – 2005* L’approche de Colin Duriez est, quant à elle, bien différente de celle d’Alan Jacobs. Ce dernier s’intéresse davantage à la routine quotidienne de la vie de Lewis. Se voulant objectif, ce livre pourrait intéresser davantage ceux qui aimeraient tirer leurs propres conclusions sur Lewis et ses idées, c’est pourquoi il est écrit à la manière d’un journal de bord. Des biographies de Lewis, « The C.S. Lewis Chronicles » est celui qui donne le portrait le plus complet du club des Inklings, de la foi de Lewis et des écrivains « fantastiques » tels que J.R.R. Tolkien et, bien sûr, Lewis lui-même. Il parle notamment de son amour de jeunesse pour Jane Moore qui ne fut pas réciproque et de sa relation avec son frère Warren, qui était alcoolique. ### Jack’s Life *(La Vie De Jack), par Douglas Gresham – 2005* Ce livre, fraîchement écrit et édité, est une composition de Douglas Gresham, le beau-fils de C.S. Lewis. Lui qui a vécu aux côtés du célèbre écrivain durant des années est certainement l’un des mieux placé pour parler de son beau-père. Il a peint une lettre d’amour parlant de la vie de Jack. Ce livre ne ressemble pas à un mémoire et prend parfois un ton paternel, c’est pourquoi il se prête mieux aux jeunes enfants voulant en savoir plus sur la vie de Lewis. Gresham parle fréquemment de l’action de Dieu dans la vie de l’athée qu’était autrefois Jack. Ces trois livres biographiques de C.S. Lewis sont bien différents les uns des autres. Cependant, ils ont un point un commun : leur conclusion. Tous se mettent d’accord sur l’enfance de Lewis : Jack aurait ressemblé à Eustache Scrubb étant enfant, il aurait eu des relations difficiles avec son père, etc. Le plus frappant, c’est l’image heureuse du mariage de Lewis avec Joy Davidman Gresham que peignent les trois livres. — narnian — 2005-11-24
sources inspiration
- https://www.decitre.fr/livres/mythe-raison-ardente-9782884820615.html
- https://www.clcfrance.com/produit/au-coeur-de-narnia-colin-duriez-rapa050-9782884170413
- https://www.scifi-universe.com/livres/7970/le-monde-de-narnia-decrypte
- https://www.carnetsddb.fr/product/115959/le-monde-de-narnia-decrypte/
- https://www.editions-imago.fr/ouvrage-204-C.S.-Lewis
- https://www.flsh.fr/equipe/suzanne-bray/
- https://www.noosfere.org/livres/niourf.asp?numlivre=2146583251
- https://theses.fr/2018MON30063
- https://www.temoins.com/la-traduction-de-c-s-lewis-un-face-a-face-qui-change-la-vie/
- https://en.wikipedia.org/wiki/The_Chronicles_of_Narnia