Un visage pour l'éternité

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Le mythe d'Amour et Psyché raconté par la sœur aînée, laide et jalouse, qui accuse les dieux. Le dernier roman de Lewis, celui qu'il tenait pour son meilleur, écrit avec l'aide de Joy Davidman.
Orual, reine vieillissante du petit royaume barbare de Glome, aux marges du monde grec, prend la plume pour porter plainte contre les dieux. Enfant, elle a élevé seule sa demi-sœur Psyché, d'une beauté si lumineuse que le peuple finit par l'adorer, puis par la sacrifier au dieu de la Montagne pour conjurer la famine. Orual part chercher le corps. Elle retrouve Psyché vivante, heureuse, affirmant vivre dans un palais qu'Orual ne voit pas, épouse d'un dieu dont elle n'a pas le droit de voir le visage. Rongée par un amour possessif qu'elle prend pour de la tendresse, Orual la pousse à transgresser l'interdit. Le reste de sa vie, devenue reine voilée, guerrière et habile politique, est consacré à justifier ce geste. Le roman est en deux parties : la plainte, puis ce que la plaignante découvre en l'écrivant.
- Accroche originale (balise <title> et sous-titre) — Psyché racontée par sa sœur : le dernier roman, le plus audacieux
- titre original — Till We Have Faces: A Myth Retold
- Année(s) de première parution (texte) — 1956
- Genre précis — Roman (mythe réécrit)
- categorie — Fiction
- Première édition anglaise — Geoffrey Bles, Londres, 10 septembre 1956
- Disponibilité en librairie (relevé daté) — À vérifier : les deux traductions semblent épuisées en neuf ; on les trouve d'occasion.
- Niveau de lecture (texte) — Exigeant — mais bouleversant
- Genèse — Lewis rêvait de récrire ce mythe d'Apulée depuis ses dix-huit ans : il voulait raconter l'histoire du point de vue de la sœur. Il y parvient en 1955, après en avoir parlé avec Joy Davidman lors d'une soirée aux Kilns. Elle relit chaque chapitre et l'encourage. Le livre lui est dédié.
- Accueil et influence — Accueil mitigé à la sortie : les lecteurs de Narnia et des livres chrétiens sont décontenancés. Il est aujourd'hui considéré par beaucoup de critiques comme le chef-d'œuvre littéraire de Lewis, étudié à l'université pour sa narratrice peu fiable et son portrait de femme complexe.
- Ce qui annonce Narnia — On y retrouve le thème du visage et de l'apparence dans *Le Cheval et son écuyer* (Aravis, Tashbaan) et l'idée d'une vérité qui ne se voit qu'avec des yeux changés, comme les nains de *La Dernière Bataille* qui ne voient pas le festin.
- Public — Pour les grands lecteurs, après les romans plus accessibles. À lire d'une traite, et à relire.
- adaptations — Quelques adaptations théâtrales. Aucune adaptation au cinéma.
- Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui — Les réécritures de mythes antiques du point de vue d'un personnage secondaire sont devenues un genre à succès. Lewis l'a fait dès 1956, avec une narratrice d'une rare complexité. Le roman parle aussi, très directement, de l'amour qui étouffe sous prétexte de protéger, une question que connaissent bien des familles.
- Conseil d'entrée — Niveau : Exigeant — mais bouleversant. Pour les grands lecteurs, après les romans plus accessibles. À lire d'une traite, et à relire.
- Première année (entier), pour trier et filtrer — 1956
- Disponibilité normalisée : disponible, epuise, non_traduit, a_verifier, autre — a_verifier
Autres titres français
- Tant que nous n'aurons pas de visage
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- Un visage pour l'éternité : un mythe réinterprété — L'Âge d'Homme — Lausanne — 1995 — M. et D. Le Péchoux
- Un visage pour l'éternité — Le Livre de poche n° 27009 — 2007 — M. et D. Le Péchoux
- Tant que nous n'aurons pas de visage — Alain Carrière — 2011 — Marie de Prémonville — préface de François Rivière
themes
- L'amour qui dévore : la jalousie déguisée en dévouement.
- Le silence des dieux et la révolte contre lui.
- Le voile, le visage et la vérité sur soi.
- Le dialogue entre la raison grecque (le Renard, précepteur d'Orual) et la religion sanglante d'Ungit.
- La transformation intérieure par la souffrance et la vérité.
Citations courtes avec source
- Comment pourraient-ils nous rencontrer face à face tant que nous n'avons pas de visage ? — Un visage pour l'éternité, 2e partie, ch. 4 — traduction du site
Famille de l'œuvre (groupe de navigation) : {slug, titre}
Romans et récits
Synonymes et noms alternatifs (noms originaux, autres traductions, genre…), pour Meilisearch
- Till We Have Faces: A Myth Retold
- Tant que nous n'aurons pas de visage
- Roman (mythe réécrit)
- Fiction
Le mythe d'Amour et Psyché raconté par la sœur aînée, laide et jalouse, qui accuse les dieux. Le dernier roman de Lewis, celui qu'il tenait pour son meilleur, écrit avec l'aide de Joy Davidman.
Fiche express
- Titre original : Till We Have Faces: A Myth Retold (1956)
- Autres titres français : Tant que nous n'aurons pas de visage
- Genre : Roman (mythe réécrit)
- Première édition : Geoffrey Bles, Londres, 10 septembre 1956
- En français : À vérifier : les deux traductions semblent épuisées en neuf ; on les trouve d'occasion.
- Niveau de lecture : Exigeant — mais bouleversant
Par où l'aborder
Niveau : Exigeant — mais bouleversant. Pour les grands lecteurs, après les romans plus accessibles. À lire d'une traite, et à relire.
Le livre en quelques lignes
Orual, reine vieillissante du petit royaume barbare de Glome, aux marges du monde grec, prend la plume pour porter plainte contre les dieux. Enfant, elle a élevé seule sa demi-sœur Psyché, d'une beauté si lumineuse que le peuple finit par l'adorer, puis par la sacrifier au dieu de la Montagne pour conjurer la famine. Orual part chercher le corps. Elle retrouve Psyché vivante, heureuse, affirmant vivre dans un palais qu'Orual ne voit pas, épouse d'un dieu dont elle n'a pas le droit de voir le visage. Rongée par un amour possessif qu'elle prend pour de la tendresse, Orual la pousse à transgresser l'interdit. Le reste de sa vie, devenue reine voilée, guerrière et habile politique, est consacré à justifier ce geste. Le roman est en deux parties : la plainte, puis ce que la plaignante découvre en l'écrivant.
Dans l'atelier de Lewis
Lewis rêvait de récrire ce mythe d'Apulée depuis ses dix-huit ans : il voulait raconter l'histoire du point de vue de la sœur. Il y parvient en 1955, après en avoir parlé avec Joy Davidman lors d'une soirée aux Kilns. Elle relit chaque chapitre et l'encourage. Le livre lui est dédié.
Ce qui y annonce Narnia
On y retrouve le thème du visage et de l'apparence dans Le Cheval et son écuyer (Aravis, Tashbaan) et l'idée d'une vérité qui ne se voit qu'avec des yeux changés, comme les nains de La Dernière Bataille qui ne voient pas le festin.
Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui
Les réécritures de mythes antiques du point de vue d'un personnage secondaire sont devenues un genre à succès. Lewis l'a fait dès 1956, avec une narratrice d'une rare complexité. Le roman parle aussi, très directement, de l'amour qui étouffe sous prétexte de protéger, une question que connaissent bien des familles.
La trace qu'il a laissée
Accueil mitigé à la sortie : les lecteurs de Narnia et des livres chrétiens sont décontenancés. Il est aujourd'hui considéré par beaucoup de critiques comme le chef-d'œuvre littéraire de Lewis, étudié à l'université pour sa narratrice peu fiable et son portrait de femme complexe.
Les idées à retenir
- L'amour qui dévore : la jalousie déguisée en dévouement.
- Le silence des dieux et la révolte contre lui.
- Le voile, le visage et la vérité sur soi.
- Le dialogue entre la raison grecque (le Renard, précepteur d'Orual) et la religion sanglante d'Ungit.
- La transformation intérieure par la souffrance et la vérité.
À citer
« Comment pourraient-ils nous rencontrer face à face tant que nous n'avons pas de visage ? »
— Un visage pour l'éternité, 2e partie, ch. 4 — traduction du site
Le lire en français
- Un visage pour l'éternité : un mythe réinterprété, L'Âge d'Homme, Lausanne, 1995, trad. M. et D. Le Péchoux
- Un visage pour l'éternité, Le Livre de poche n° 27009, 2007, trad. M. et D. Le Péchoux
- Tant que nous n'aurons pas de visage, Alain Carrière, 2011, trad. Marie de Prémonville — préface de François Rivière
Sur scène et à l'écran
Quelques adaptations théâtrales. Aucune adaptation au cinéma.
Voir aussi
- Joy Davidman et « Les Ombres du cœur »
- Que lire de Lewis après Narnia
- Susan, Orual et Joy : le dossier « Lewis misogyne » rouvert, pièces en main
- De la boîte à biscuits au pays d'Aslan : la « Joie », le désir secret qui relie toute l'œuvre de Lewis
Sources consultées (URL ou références) ; à afficher en bas de page
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_visage_pour_l%27%C3%A9ternit%C3%A9
- https://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?index=TIT3&numNotice=12005711

