Préface au Paradis perdu (titre non traduit en français)

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- Préface au Paradis perdu (titre non traduit en français)
Avant de juger une œuvre, il faut savoir ce qu'elle veut être. Lewis défend l'épopée de Milton contre ses détracteurs et démonte le mythe romantique d'un Satan héros.
La première partie explique ce qu'est une épopée « secondaire », savante, à la différence d'Homère, et pourquoi son style solennel est voulu. La seconde partie étudie la théologie du poème. Lewis y conteste la lecture romantique, de Blake à Shelley, qui fait de Satan le vrai héros de l'œuvre : pour lui, Satan est un personnage génial à écrire mais ridicule à mesure qu'il se ment à lui-même, finissant serpent après avoir été archange.
- Accroche originale (balise <title> et sous-titre) — Satan n'est pas le héros : Lewis relit Milton
- titre original — A Preface to Paradise Lost
- Année(s) de première parution (texte) — 1942
- Genre précis — Critique littéraire
- categorie — Critique littéraire
- Première édition anglaise — Oxford University Press, 1942 ; dédié à Charles Williams
- Disponibilité en librairie (relevé daté) — Non traduit en français à notre connaissance.
- Niveau de lecture (texte) — Exigeant
- Genèse — Issu des conférences Ballard Matthews données en 1941 à l'University College of North Wales, à Bangor. Lewis y prolonge les intuitions de Charles Williams, à qui le livre est dédié. Il est écrit en même temps que *Perelandra*, qui rejoue la tentation d'Ève.
- Accueil et influence — Ouvrage classique des études miltoniennes, longtemps au programme des universités anglophones, discuté notamment par William Empson.
- Ce qui annonce Narnia — La Sorcière blanche, belle, froide et grandiose, est vue avec le même regard que le Satan de Milton : impressionnante, mais vide.
- Public — Pour les étudiants et les lecteurs de Milton.
- Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui — Notre culture aime les méchants fascinants. Lewis rappelle qu'un personnage peut être magnifique à écrire et vide à mesure qu'il se ment. Cette leçon de lecture vaut pour Milton comme pour Jadis, et pour bien des « méchants charismatiques » du cinéma d'aujourd'hui.
- Conseil d'entrée — Niveau : Exigeant. Pour les étudiants et les lecteurs de Milton.
- Première année (entier), pour trier et filtrer — 1942
- Disponibilité normalisée : disponible, epuise, non_traduit, a_verifier, autre — non_traduit
themes
- Juger une œuvre selon ce qu'elle veut être.
- L'orgueil et la dégradation de Satan.
- La hiérarchie et l'ordre du monde.
Citations courtes avec source
- La première condition pour juger un ouvrage, quel qu'il soit, est de savoir ce qu'il est. — A Preface to Paradise Lost, ch. 1 — traduction du site
Famille de l'œuvre (groupe de navigation) : {slug, titre}
Critique littéraire
Synonymes et noms alternatifs (noms originaux, autres traductions, genre…), pour Meilisearch
- A Preface to Paradise Lost
- Critique littéraire
Avant de juger une œuvre, il faut savoir ce qu'elle veut être. Lewis défend l'épopée de Milton contre ses détracteurs et démonte le mythe romantique d'un Satan héros.
Fiche express
- Titre original : A Preface to Paradise Lost (1942)
- Genre : Critique littéraire
- Première édition : Oxford University Press, 1942 ; dédié à Charles Williams
- En français : Non traduit en français à notre connaissance.
- Niveau de lecture : Exigeant
Par où l'aborder
Niveau : Exigeant. Pour les étudiants et les lecteurs de Milton.
Le livre en quelques lignes
La première partie explique ce qu'est une épopée « secondaire », savante, à la différence d'Homère, et pourquoi son style solennel est voulu. La seconde partie étudie la théologie du poème. Lewis y conteste la lecture romantique, de Blake à Shelley, qui fait de Satan le vrai héros de l'œuvre : pour lui, Satan est un personnage génial à écrire mais ridicule à mesure qu'il se ment à lui-même, finissant serpent après avoir été archange.
Dans l'atelier de Lewis
Issu des conférences Ballard Matthews données en 1941 à l'University College of North Wales, à Bangor. Lewis y prolonge les intuitions de Charles Williams, à qui le livre est dédié. Il est écrit en même temps que Perelandra, qui rejoue la tentation d'Ève.
Ce qui y annonce Narnia
La Sorcière blanche, belle, froide et grandiose, est vue avec le même regard que le Satan de Milton : impressionnante, mais vide.
Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui
Notre culture aime les méchants fascinants. Lewis rappelle qu'un personnage peut être magnifique à écrire et vide à mesure qu'il se ment. Cette leçon de lecture vaut pour Milton comme pour Jadis, et pour bien des « méchants charismatiques » du cinéma d'aujourd'hui.
La trace qu'il a laissée
Ouvrage classique des études miltoniennes, longtemps au programme des universités anglophones, discuté notamment par William Empson.
Les idées à retenir
- Juger une œuvre selon ce qu'elle veut être.
- L'orgueil et la dégradation de Satan.
- La hiérarchie et l'ordre du monde.
À citer
« La première condition pour juger un ouvrage, quel qu'il soit, est de savoir ce qu'il est. »
— A Preface to Paradise Lost, ch. 1 — traduction du site
Voir aussi
- Perelandra
- Un lion dans la prairie anglaise : Charles Williams, ou l'invisible à la table des Inklings
- Le dernier des dinosaures : un médiéviste à Oxford et Cambridge, et ce que Narnia doit à sa bibliothèque
- Jadis, la Sorcière Blanche
Sources consultées (URL ou références) ; à afficher en bas de page
- https://en.wikipedia.org/wiki/A_Preface_to_Paradise_Lost
