Miracles

- Accueil
- C.S. Lewis
- Ses œuvres
- Apologétique et spiritualité
- Miracles
Avant de se demander si un miracle a eu lieu, il faut se demander s'il peut avoir lieu. Lewis s'attaque au naturalisme, l'idée que rien n'existe en dehors de la nature, avec un argument qui a fait couler beaucoup d'encre.
Lewis commence par distinguer deux visions du monde : le naturalisme, pour lequel tout est le produit d'une chaîne de causes naturelles, et le supranaturalisme, pour lequel il existe quelque chose en dehors de la nature. Son argument central, souvent appelé « argument de la raison » : si nos pensées ne sont que le produit de processus physiques aveugles, pourquoi ferions-nous confiance à nos raisonnements, y compris à celui qui conclut au naturalisme ? Il montre ensuite que les lois de la nature n'interdisent pas les miracles : elles décrivent ce qui arrive quand rien n'intervient. Enfin, il étudie le « grand miracle », l'Incarnation, et classe les miracles des Évangiles comme des gestes qui font en petit et en vitesse ce que la nature fait en grand et lentement (le vin de Cana, comme la vigne).
- Accroche originale (balise <title> et sous-titre) — Les lois de la nature et la magie plus profonde : l'essai le plus philosophique de Lewis
- titre original — Miracles: A Preliminary Study
- Année(s) de première parution (texte) — 1947
- Genre précis — Apologétique (essai philosophique)
- categorie — Apologétique
- Première édition anglaise — Geoffrey Bles, Londres, 1947 ; chapitre 3 révisé en 1960
- Disponibilité en librairie (relevé daté) — Disponible (Empreinte temps présent).
- Niveau de lecture (texte) — Exigeant — le plus philosophique de ses livres populaires
- Genèse — Le 2 février 1948, au Socratic Club d'Oxford que Lewis présidait, la philosophe catholique Elizabeth Anscombe critique sévèrement le chapitre 3. Lewis reconnaît la force de l'objection et récrit le chapitre pour l'édition de poche de 1960. La légende selon laquelle ce débat l'aurait dégoûté de l'apologétique est exagérée, même si son œuvre prend ensuite un tour plus narratif.
- Accueil et influence — L'argument de la raison a été repris et développé par des philosophes contemporains, notamment Victor Reppert et Alvin Plantinga, et critiqué par d'autres. C'est l'un des livres de Lewis les plus discutés dans les cercles philosophiques.
- Ce qui annonce Narnia — Narnia est un monde où la magie suit des lois (la Loi profonde) et où une magie « plus profonde encore » peut les dépasser sans les briser : c'est exactement la thèse de *Miracles*.
- Public — Pour les lecteurs qui aiment la philosophie. Les derniers chapitres sur les miracles du Christ sont plus faciles.
- Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui — Le débat entre naturalisme et croyance n'a pas disparu, il s'est déplacé vers les neurosciences et l'intelligence artificielle : nos pensées sont-elles seulement le produit de processus physiques ? L'argument de Lewis, discuté dès 1948 par Elizabeth Anscombe, reste au programme des débats de philosophie de la religion.
- Conseil d'entrée — Niveau : Exigeant — le plus philosophique de ses livres populaires. Pour les lecteurs qui aiment la philosophie. Les derniers chapitres sur les miracles du Christ sont plus faciles.
- Première année (entier), pour trier et filtrer — 1947
- Disponibilité normalisée : disponible, epuise, non_traduit, a_verifier, autre — disponible
[{titre, editeur, annee, traducteur?, note?, source?}]
- Les Miracles : étude préliminaire — S.P.B. — 1985 — Jacques Blondel — première traduction
- Miracles — Empreinte temps présent — 2018 — Suzanne Bray et Daniel Verheyde — nouvelle traduction, avec préface et appareil critique
themes
- Naturalisme et raison.
- Les lois de la nature et l'exception.
- L'Incarnation, « grand miracle ».
- Mythe et histoire.
Autres titres français
- Les Miracles : étude préliminaire
Famille de l'œuvre (groupe de navigation) : {slug, titre}
Apologétique et spiritualité
Synonymes et noms alternatifs (noms originaux, autres traductions, genre…), pour Meilisearch
- Miracles: A Preliminary Study
- Les Miracles : étude préliminaire
- Apologétique (essai philosophique)
- Apologétique
Avant de se demander si un miracle a eu lieu, il faut se demander s'il peut avoir lieu. Lewis s'attaque au naturalisme, l'idée que rien n'existe en dehors de la nature, avec un argument qui a fait couler beaucoup d'encre.
Fiche express
- Titre original : Miracles: A Preliminary Study (1947)
- Autres titres français : Les Miracles : étude préliminaire
- Genre : Apologétique (essai philosophique)
- Première édition : Geoffrey Bles, Londres, 1947 ; chapitre 3 révisé en 1960
- En français : Disponible (Empreinte temps présent).
- Niveau de lecture : Exigeant — le plus philosophique de ses livres populaires
Par où l'aborder
Niveau : Exigeant — le plus philosophique de ses livres populaires. Pour les lecteurs qui aiment la philosophie. Les derniers chapitres sur les miracles du Christ sont plus faciles.
Le livre en quelques lignes
Lewis commence par distinguer deux visions du monde : le naturalisme, pour lequel tout est le produit d'une chaîne de causes naturelles, et le supranaturalisme, pour lequel il existe quelque chose en dehors de la nature. Son argument central, souvent appelé « argument de la raison » : si nos pensées ne sont que le produit de processus physiques aveugles, pourquoi ferions-nous confiance à nos raisonnements, y compris à celui qui conclut au naturalisme ? Il montre ensuite que les lois de la nature n'interdisent pas les miracles : elles décrivent ce qui arrive quand rien n'intervient. Enfin, il étudie le « grand miracle », l'Incarnation, et classe les miracles des Évangiles comme des gestes qui font en petit et en vitesse ce que la nature fait en grand et lentement (le vin de Cana, comme la vigne).
Dans l'atelier de Lewis
Le 2 février 1948, au Socratic Club d'Oxford que Lewis présidait, la philosophe catholique Elizabeth Anscombe critique sévèrement le chapitre 3. Lewis reconnaît la force de l'objection et récrit le chapitre pour l'édition de poche de 1960. La légende selon laquelle ce débat l'aurait dégoûté de l'apologétique est exagérée, même si son œuvre prend ensuite un tour plus narratif.
Ce qui y annonce Narnia
Narnia est un monde où la magie suit des lois (la Loi profonde) et où une magie « plus profonde encore » peut les dépasser sans les briser : c'est exactement la thèse de Miracles.
Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui
Le débat entre naturalisme et croyance n'a pas disparu, il s'est déplacé vers les neurosciences et l'intelligence artificielle : nos pensées sont-elles seulement le produit de processus physiques ? L'argument de Lewis, discuté dès 1948 par Elizabeth Anscombe, reste au programme des débats de philosophie de la religion.
La trace qu'il a laissée
L'argument de la raison a été repris et développé par des philosophes contemporains, notamment Victor Reppert et Alvin Plantinga, et critiqué par d'autres. C'est l'un des livres de Lewis les plus discutés dans les cercles philosophiques.
Les idées à retenir
- Naturalisme et raison.
- Les lois de la nature et l'exception.
- L'Incarnation, « grand miracle ».
- Mythe et histoire.
Le lire en français
- Les Miracles : étude préliminaire, S.P.B., 1985, trad. Jacques Blondel — première traduction
- Miracles, Empreinte temps présent, 2018, trad. Suzanne Bray et Daniel Verheyde — nouvelle traduction, avec préface et appareil critique
Voir aussi
- Raisonner ou raconter ? Les deux plaidoyers de Lewis et ceux qui leur ont répondu
- Vrai, faux ou à nuancer ? Douze légendes tenaces sur Jack, passées au crible
- Les Fondements du christianisme
- Aslan
Sources consultées (URL ou références) ; à afficher en bas de page
- https://fr.wikipedia.org/wiki/C._S._Lewis
- https://en.wikipedia.org/wiki/Miracles_(book)
- https://www.pintswithjack.com/csl-in-france/
