Le Problème de la souffrance

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Si Dieu est bon et tout-puissant, pourquoi la douleur ? Le premier livre de Lewis sur la foi, écrit à froid, en philosophe, vingt ans avant qu'il traverse lui-même le deuil.
Lewis prend la question de front, en commençant par rappeler qu'il a été athée précisément à cause de la souffrance du monde. Il examine ce que veulent dire « toute-puissance » et « bonté » : Dieu ne peut pas faire des choses contradictoires, comme créer des êtres libres qui ne pourraient pas choisir le mal. Un monde où des êtres libres vivent ensemble suppose des lois stables, donc la possibilité de se blesser. Il parle ensuite de la méchanceté humaine, de la chute, de la souffrance comme alarme, puis aborde des chapitres plus surprenants : l'enfer, la douleur des animaux, et enfin le ciel, que nous désirons sans le savoir. Il conclut avec un avertissement : son livre ne s'adresse pas à celui qui souffre, à qui il faudrait plutôt du courage et de la compassion.
- Accroche originale (balise <title> et sous-titre) — Penser la douleur à froid : le livre que Lewis relira dans le deuil
- titre original — The Problem of Pain
- Année(s) de première parution (texte) — 1940
- Genre précis — Apologétique (essai)
- categorie — Apologétique
- Première édition anglaise — The Centenary Press (Geoffrey Bles), Londres, octobre 1940 ; dédié aux Inklings
- Disponibilité en librairie (relevé daté) — Disponible (Pierre Téqui, 2020, trad. Denis Ducatel).
- Niveau de lecture (texte) — Intermédiaire
- Genèse — Commandé par l'éditeur Ashley Sampson pour une collection, le livre paraît au début du Blitz. C'est lui qui attire l'attention de la BBC, qui proposera ensuite à Lewis ses causeries radiophoniques.
- Accueil et influence — Le livre a établi la réputation de Lewis comme apologète. On le lit souvent en parallèle avec *Apprendre la mort* (1961) : le premier raisonne, le second crie. Lewis n'a jamais renié le premier, mais le second en montre les limites.
- Ce qui annonce Narnia — La douleur qui transforme, c'est Eustache écorché par Aslan pour être délivré de sa peau de dragon, dans *L'Odyssée du Passeur d'Aurore*.
- Public — Pour qui se pose la question à tête reposée. Pour une personne en deuil, préférer *Apprendre la mort*.
- Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui — Le livre se lit aujourd'hui avec une double conscience : on sait que son auteur traversera vingt ans plus tard la douleur qu'il analyse ici avec calme. C'est ce qui en fait un document honnête, et l'avertissement de Lewis lui-même reste précieux : un raisonnement sur la souffrance ne remplace jamais la compassion envers celui qui souffre.
- Conseil d'entrée — Niveau : Intermédiaire. Pour qui se pose la question à tête reposée. Pour une personne en deuil, préférer *Apprendre la mort*.
- Première année (entier), pour trier et filtrer — 1940
- Disponibilité normalisée : disponible, epuise, non_traduit, a_verifier, autre — disponible
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- Le Problème de la souffrance — Desclée de Brouwer — Paris — 1950 — Marguerite Faguer — première traduction, préface de Maurice Nédoncelle ; rééditée en 1967 et 1975
- Le Problème de la souffrance — Raphaël — Le Mont-Pèlerin — 2001
- Le Problème de la souffrance — Pierre Téqui — Paris — 2020 — Denis Ducatel
themes
- La liberté et le prix de l'amour.
- La souffrance comme « porte-voix ».
- L'enfer, porte fermée de l'intérieur.
- La douleur des animaux.
- Le désir du ciel.
Citations courtes avec source
- Dieu nous murmure dans nos plaisirs, nous parle dans notre conscience, mais il crie dans nos souffrances : c'est son porte-voix pour réveiller un monde sourd. — Le Problème de la souffrance, ch. 6 — traduction du site
Famille de l'œuvre (groupe de navigation) : {slug, titre}
Apologétique et spiritualité
Synonymes et noms alternatifs (noms originaux, autres traductions, genre…), pour Meilisearch
- The Problem of Pain
- Apologétique (essai)
- Apologétique
Si Dieu est bon et tout-puissant, pourquoi la douleur ? Le premier livre de Lewis sur la foi, écrit à froid, en philosophe, vingt ans avant qu'il traverse lui-même le deuil.
Fiche express
- Titre original : The Problem of Pain (1940)
- Genre : Apologétique (essai)
- Première édition : The Centenary Press (Geoffrey Bles), Londres, octobre 1940 ; dédié aux Inklings
- En français : Disponible (Pierre Téqui, 2020, trad. Denis Ducatel).
- Niveau de lecture : Intermédiaire
Par où l'aborder
Niveau : Intermédiaire. Pour qui se pose la question à tête reposée. Pour une personne en deuil, préférer Apprendre la mort.
Le livre en quelques lignes
Lewis prend la question de front, en commençant par rappeler qu'il a été athée précisément à cause de la souffrance du monde. Il examine ce que veulent dire « toute-puissance » et « bonté » : Dieu ne peut pas faire des choses contradictoires, comme créer des êtres libres qui ne pourraient pas choisir le mal. Un monde où des êtres libres vivent ensemble suppose des lois stables, donc la possibilité de se blesser. Il parle ensuite de la méchanceté humaine, de la chute, de la souffrance comme alarme, puis aborde des chapitres plus surprenants : l'enfer, la douleur des animaux, et enfin le ciel, que nous désirons sans le savoir. Il conclut avec un avertissement : son livre ne s'adresse pas à celui qui souffre, à qui il faudrait plutôt du courage et de la compassion.
Dans l'atelier de Lewis
Commandé par l'éditeur Ashley Sampson pour une collection, le livre paraît au début du Blitz. C'est lui qui attire l'attention de la BBC, qui proposera ensuite à Lewis ses causeries radiophoniques.
Ce qui y annonce Narnia
La douleur qui transforme, c'est Eustache écorché par Aslan pour être délivré de sa peau de dragon, dans L'Odyssée du Passeur d'Aurore.
Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui
Le livre se lit aujourd'hui avec une double conscience : on sait que son auteur traversera vingt ans plus tard la douleur qu'il analyse ici avec calme. C'est ce qui en fait un document honnête, et l'avertissement de Lewis lui-même reste précieux : un raisonnement sur la souffrance ne remplace jamais la compassion envers celui qui souffre.
La trace qu'il a laissée
Le livre a établi la réputation de Lewis comme apologète. On le lit souvent en parallèle avec Apprendre la mort (1961) : le premier raisonne, le second crie. Lewis n'a jamais renié le premier, mais le second en montre les limites.
Les idées à retenir
- La liberté et le prix de l'amour.
- La souffrance comme « porte-voix ».
- L'enfer, porte fermée de l'intérieur.
- La douleur des animaux.
- Le désir du ciel.
À citer
« Dieu nous murmure dans nos plaisirs, nous parle dans notre conscience, mais il crie dans nos souffrances : c'est son porte-voix pour réveiller un monde sourd. »
— Le Problème de la souffrance, ch. 6 — traduction du site
Le lire en français
- Le Problème de la souffrance, Desclée de Brouwer, Paris, 1950, trad. Marguerite Faguer — première traduction, préface de Maurice Nédoncelle ; rééditée en 1967 et 1975
- Le Problème de la souffrance, Raphaël, Le Mont-Pèlerin, 2001
- Le Problème de la souffrance, Pierre Téqui, Paris, 2020, trad. Denis Ducatel
Voir aussi
- Apprendre la mort
- Les Fondements du christianisme
- Raisonner ou raconter ? Les deux plaidoyers de Lewis et ceux qui leur ont répondu
- Eustache Clarence Scrubb
Sources consultées (URL ou références) ; à afficher en bas de page
- https://www.pintswithjack.com/csl-in-france/
- https://lafree.ch/les-livres-de-c-s-lewis-traduits-en-francais/
- https://en.wikipedia.org/wiki/The_Problem_of_Pain
