Citations de C.S. Lewis


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Quinze phrases courtes de Narnia et du reste de l'œuvre, avec leur source. Et quelques fausses citations qui circulent partout sur Internet.
Quinze phrases courtes de Narnia et du reste de l'œuvre, avec leur source. Et quelques fausses citations qui circulent partout sur Internet.
- Citations courtes avec leur source exacte.
- Traductions proposées par le site.
- Quatre fausses citations démasquées.
Dans Narnia
« Un jour, tu seras assez grande pour recommencer à lire des contes de fées. » — Dédicace du Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique (à Lucy Barfield), 1950
« Bien sûr qu'il n'est pas sans danger. Mais il est bon. C'est le Roi, je vous dis. » — M. Castor, Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique, chap. 8
« Les choses n'arrivent jamais deux fois de la même manière. » — Aslan, Le Prince Caspian, chap. 10
« Il était une fois un garçon qui s'appelait Eustache Clarence Scrubb, et il l'avait presque mérité. » — L'Odyssée du Passeur d'Aurore, première phrase
« J'appelle « bientôt » tous les temps. » — Aslan, L'Odyssée du Passeur d'Aurore, chap. 10
« Souviens-toi des signes. Aie foi dans les signes. » — Aslan, Le Fauteuil d'argent, chap. 2
« Plus haut et plus loin ! » — La Dernière Bataille, chap. 15
« Le trimestre est fini : les vacances ont commencé. Le rêve est terminé : voici le matin. » — Aslan, La Dernière Bataille, chap. 16
Ailleurs dans l'œuvre
« Une histoire pour enfants qui ne plaît qu'aux enfants est une mauvaise histoire pour enfants. » — « On Three Ways of Writing for Children », 1952
« Je crois au christianisme comme je crois que le soleil s'est levé : non seulement parce que je le vois, mais parce que grâce à lui je vois tout le reste. » — « Is Theology Poetry? », 1945
« Si je trouve en moi un désir qu'aucune expérience de ce monde ne peut satisfaire, l'explication la plus probable est que j'ai été fait pour un autre monde. » — Mere Christianity (Les Fondements du christianisme), livre III, chap. 10
« L'amitié naît quand l'un dit à l'autre : « Quoi ! Toi aussi ? Je croyais être le seul. » » — Les Quatre Amours, 1960
« Personne ne m'avait dit que le chagrin ressemblait tant à la peur. » — Apprendre la mort (A Grief Observed), 1961, première phrase
« Le courage n'est pas une vertu parmi d'autres : c'est la forme que prend chaque vertu au moment de l'épreuve. » — Tactique du diable, lettre 29
« Il n'y a, à la fin, que deux sortes de gens : ceux qui disent à Dieu « Que ta volonté soit faite », et ceux à qui Dieu dit, à la fin : « Que ta volonté soit faite ». » — Le Grand Divorce, chap. 9
Attention, fausses citations
Ces phrases circulent sous le nom de Lewis, mais il ne les a jamais écrites, ou pas sous cette forme :
- « Nous lisons pour savoir que nous ne sommes pas seuls. » : réplique du scénario de Shadowlands (William Nicholson), pas de Lewis.
- « Tu n'as pas une âme. Tu es une âme. Tu as un corps. » : souvent attribuée à Lewis, introuvable dans son œuvre.
- « On n'est jamais trop vieux pour se fixer un nouveau but ou rêver un nouveau rêve. » : attribuée à Lewis sur Internet, sans source (souvent rattachée à Les Brown).
- « L'humilité, ce n'est pas penser moins de bien de soi, c'est penser moins à soi. » : résumé moderne d'une idée de Mere Christianity (livre III, chap. 8).
Les pensées quotidiennes (2006)
En janvier 2006, l'ancien site envoyait chaque matin par courriel un extrait de Lewis. Les 31 pensées sont conservées dans les archives de cette page.
- citations —
- Un jour, tu seras assez grande pour recommencer à lire des contes de fées. — Some day you will be old enough to start reading fairy tales again. — Dédicace du Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique (à Lucy Barfield), 1950 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Bien sûr qu'il n'est pas sans danger. Mais il est bon. C'est le Roi, je vous dis. — 'Course he isn't safe. But he's good. He's the King, I tell you. — M. Castor, Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique, chap. 8 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Les choses n'arrivent jamais deux fois de la même manière. — Things never happen the same way twice. — Aslan, Le Prince Caspian, chap. 10 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Il était une fois un garçon qui s'appelait Eustache Clarence Scrubb, et il l'avait presque mérité. — There was a boy called Eustace Clarence Scrubb, and he almost deserved it. — L'Odyssée du Passeur d'Aurore, première phrase — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- J'appelle « bientôt » tous les temps. — I call all times soon. — Aslan, L'Odyssée du Passeur d'Aurore, chap. 10 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Souviens-toi des signes. Aie foi dans les signes. — Remember the signs. Believe the signs. — Aslan, Le Fauteuil d'argent, chap. 2 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Plus haut et plus loin ! — Further up and further in! — La Dernière Bataille, chap. 15 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Le trimestre est fini : les vacances ont commencé. Le rêve est terminé : voici le matin. — The term is over: the holidays have begun. The dream is ended: this is the morning. — Aslan, La Dernière Bataille, chap. 16 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Une histoire pour enfants qui ne plaît qu'aux enfants est une mauvaise histoire pour enfants. — A children's story which is enjoyed only by children is a bad children's story. — « On Three Ways of Writing for Children », 1952 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Je crois au christianisme comme je crois que le soleil s'est levé : non seulement parce que je le vois, mais parce que grâce à lui je vois tout le reste. — I believe in Christianity as I believe that the sun has risen: not only because I see it, but because by it I see everything else. — « Is Theology Poetry? », 1945 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Si je trouve en moi un désir qu'aucune expérience de ce monde ne peut satisfaire, l'explication la plus probable est que j'ai été fait pour un autre monde. — If I find in myself a desire which no experience in this world can satisfy, the most probable explanation is that I was made for another world. — Mere Christianity (Les Fondements du christianisme), livre III, chap. 10 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- L'amitié naît quand l'un dit à l'autre : « Quoi ! Toi aussi ? Je croyais être le seul. » — Friendship is born at the moment when one man says to another: 'What! You too? I thought that no one but myself…' — Les Quatre Amours, 1960 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Personne ne m'avait dit que le chagrin ressemblait tant à la peur. — No one ever told me that grief felt so like fear. — Apprendre la mort (A Grief Observed), 1961, première phrase — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Le courage n'est pas une vertu parmi d'autres : c'est la forme que prend chaque vertu au moment de l'épreuve. — Courage is not simply one of the virtues, but the form of every virtue at the testing point. — Tactique du diable, lettre 29 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Il n'y a, à la fin, que deux sortes de gens : ceux qui disent à Dieu « Que ta volonté soit faite », et ceux à qui Dieu dit, à la fin : « Que ta volonté soit faite ». — There are only two kinds of people in the end: those who say to God, 'Thy will be done,' and those to whom God says, in the end, 'Thy will be done.' — Le Grand Divorce, chap. 9 — true — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Nous lisons pour savoir que nous ne sommes pas seuls. — We read to know we are not alone. — APOCRYPHE : réplique du scénario de Shadowlands (William Nicholson), pas de Lewis — false — site (à remplacer par la traduction publiée)
- Tu n'as pas une âme. Tu es une âme. Tu as un corps. — You don't have a soul. You are a soul. You have a body. — APOCRYPHE : souvent attribuée à Lewis, introuvable dans son œuvre — false — site (à remplacer par la traduction publiée)
- On n'est jamais trop vieux pour se fixer un nouveau but ou rêver un nouveau rêve. — You are never too old to set another goal or to dream a new dream. — APOCRYPHE : attribuée à Lewis sur Internet, sans source (souvent rattachée à Les Brown) — false — site (à remplacer par la traduction publiée)
- L'humilité, ce n'est pas penser moins de bien de soi, c'est penser moins à soi. — Humility is not thinking less of yourself, it's thinking of yourself less. — APOCRYPHE dans cette forme : résumé moderne d'une idée de Mere Christianity (livre III, chap. 8) — false — site (à remplacer par la traduction publiée)
Voir aussi
- Bibliographie de C.S. Lewis
- Joy Davidman et « Les Ombres du cœur »
- Aslan
- Le lexique de Jack : douze idées de Lewis et la scène de Narnia qui les montre
- Vrai, faux ou à nuancer ? Douze légendes tenaces sur Jack, passées au crible
Ce qu'en disait blog.narnia.ch
- article — articles/416-commencer-lannee-avec-lewis.md — # Commencer l’année avec Lewis *Phil — 2005-12-21* Nous vous proposons de commencer l’année 2006 avec des pensées quotidiennes écrites par C.S Lewis (l’auteur du Monde de Narnia) ! Ces pensées vous permettront de vous familiariser avec la vision du monde de Lewis, elles sont extraites de plusieurs de ses livres en rapport avec la foi chrétienne. Ces pensées ont été envoyées par email chaque jour de janvier 2006 ; elles sont reprises ci-dessous. — Phil — 2005-12-21
- article — articles/427-lewis-parle-de-lamour.md — # Lewis parle de l’amour *narnian — 2005-12-25* De nos jours, l’amour est servi à toutes les sauces et vu sous tous les angles. Cependant, dans ce tohu-bohu d’avis parfois superficiels, C.S. Lewis revient aux sources même de l’amour pour éclairer ses lecteurs un peu confus. Premièrement, il définit dans son livre « Les Quatre Amours » quatre types différents d’amour : l’affection, l’amitié, le coup de foudre et la charité. Nous allons plonger ensemble dans ces textes surprenants qui expriment l’opinion de Lewis sur le sujet. Dans la genèse de sa vie chrétienne, C.S. Lewis avait une opinion restreinte de l’amour. En effet, il pensait qu’il se résumait à l’amour qui est Dieu. Puis, petit à petit, il en vint à distinguer quatre types d’amour différents. Il rassembla ses idées quelques années plus tard, en 1960, et les réunit sous le titre d’un livre : « The Four Loves » (Les Quatre Amours). Il les appela par leur nom grec d’origine, autrement dit Storge (l’affection), Philia (l’amitié), Eros (le coup de foudre) et Agape (la charité). Lewis pense que storge, philia et eros sont des amours humains ou naturels, alors qu’agape est un amour divin. Parce que les amours humains ne se suffisent pas à eux-mêmes, Lewis pense que Dieu désire influencer les amours naturels par l’agape, mais non pas dans une intention de leur faire perdre leur identité ou leur distinction. Sans l’agape pour aligner ces amours naturels avec Dieu, ils peuvent devenir cancéreux. L’agape est donc indispensable dans tout amour. **Storge : affectionnément vôtre** D’après C.S. Lewis, le premier type d’amour est storge. C’est un amour qui est décrit comme de l’affection et spécialement celle qui lie les parents aux enfants. Lewis considère storge comme un amour humain qui permet l’intimité et l’acceptation entre des gens qui, sans lui, lutteraient pour se trouver. Cet amour est responsable du neuf dixièmes des bonheurs solides et durables que l’on éprouve dans nos vies. Toujours d’après notre auteur, la nature aveugle de storge permet à des personnes incompatibles d’être complètement compatibles. À ce propos, il écrit ceci : « C’est l’affection (storge) qui crée ce goût, qui nous apprend à être attentif, à endurer, à sourire, puis se réjouir et finalement apprécier les gens avec qui nous sommes. » Ce qui est encore mieux, c’est qu’il permet d’être aimé lorsque nous ne le méritons pas. Mais la plus grande faiblesse de storge réside dans son habileté à dominer les relations et à éliminer l’amour agape. Lewis avertit son lecteur : « Si nous vivons de l’affection uniquement, elle deviendra néfaste pour nous. » Parce que storge est si librement donné et qu’il élimine les objets qui gênent les autres amours humains, les gens peuvent perdre le but et commencer à croire qu’ils méritent storge. Lewis compare storge à de vieux vêtements. En d’autres termes, grâce à storge vous pouvez porter des vieux vêtements en compagnies des gens les plus proches sans qu’ils ne fassent attention à votre apparence. Lewis dit : « Les vieux vêtements sont une chose, porter la même chemise jusqu’à ce qu’elle pue en est une autre. » Sans l’équilibre qu’apporte agape, storge devient égoïste. **Philia : amis pour toujours** Philia, autrement dit l’amitié, est d’après C.S. Lewis « Le meilleur des bienfaits du monde ». Effectivement, l’auteur anglais écrit : « Les amis ne sont pas automatiquement intéressés l’un à l’autre. C’est lorsqu’ils font des activités ensemble que l’amitié naît – peindre, naviguer, prier, philosopher. Les amis regardent dans la même direction. Les amoureux regardent l’un à l’autre, dans une direction opposée. » Lewis pense que philia est l’amour naturel le plus élevé. Mais, comme storge, lorsqu’il veut être utilisé indépendamment d’agape, il peut devenir « pauvre » de deux manières. Premièrement, l’amitié peut être dangereuse car, de par sa nature, les amis ne doivent pas être passionnés par quelque chose de bon. Lewis dit que philia « rend les hommes bons, meilleurs et les hommes mauvais encore plus mauvais ». Le second danger est le risque de fierté qui se forme dans l’amitié et une sorte de suffisance qui s’en suit. À une certaine ampleur, l’amitié peut naturellement exclure les autres, mais cette exclusion peut être « innocente et nécessaire ». Cependant, comme l’explique Lewis, « De l’acte innocent et nécessaire d’exclusion à l’esprit d’exclusivité, il n’y a qu’un pas… Nous devons être un peu aristocrate (et donc absurde), se dorant au clair de lune de notre auto approbation. » **Eros : Beaucoup plus que juste du sexe** Bien qu’eros fait souvent penser à l’amour sexuel, Lewis le définit plus largement. Pour lui, c’est « l’état complexe lorsque l’on est amoureux ». L’amour sexuel est une partie d’eros, mais il a aussi une part non sexuelle de romance et de désir. Le sexe existe aussi en dehors d’eros lorsqu’il devient une fin en lui-même. Au contraire, eros est centré sur l’autre personne. « Eros veut la personne aimée » dit Lewis. Des trois amours humains, Lewis croit qu’eros est le plus semblable à l’amour divin (agape) par son désir passionné de l’autre. Lorsqu’une personne est amoureuse d’une autre, il ou elle est capable d’un désintéressement à un haut degré. Durant l’intensité de ce moment, nous sommes capable de vivre sans manger, sans dormir, sans bonheur, sans sécurité, ou d’autres conforts si cela signifie que nous pouvons être avec la seule personne que nous aimons. Eros est magnifique, pense Lewis, mais cette magnificence est ce qui le rend si dangereux et destructeur sans la restreinte que donne agape. Sans Dieu, eros « devient un démon » parce qu’il veut tout pour devenir Dieu lui-même. Lewis écrit qu’eros « a tendance à changer *l’état amoureux* en une sorte de religion ». C’est un écho très naturel de la rédemption ; pour un bref et lumineux instant, une personne « amoureuse » pense uniquement à la personne aimée. Mais, il y a un problème : « Eros a été créé pour promettre ce qu’eros lui-même ne peut donner » dit Lewis. Lorsque eros essaye de vivre pour lui-même (sans Dieu), il meurt. **Agape : L’amour qui vient d’en haut** Le quatrième est dernier amour est agape, ou la charité. Agape est un amour divin, intéressé et généreux. C’est le genre d’amour que Dieu a pour les hommes, cela est mieux exprimé dans le passage biblique de Jean 3 :16 : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ». Lorsque les amours naturels sont accompagnés et influencés par agape, ils sont transformés en quelque chose de céleste : - Agape change storge à un niveau tel que « le but de donner est de mettre le destinataire dans un état dans lequel il n’a plus besoin de notre cadeau. » - Agape focalise philia sur les bonnes passions plutôt que sur les mauvaises et la garde de tourner en une « société d’admiration mutuelle ». - Agape tempère les feux d’eros et le garde de devenir une idole ou un dieu dans une vie personnelle. À la fin, Lewis conclu que « les amours humains peuvent espérer l’éternité seulement aussi longtemps qu’il se sont autorisés a être influencés par l’éternité de l’amour agape. » Cet article est un résumé du livre de C.S. Lewis, "Les quatre amours" aux éditions Raphaël. Pour commander ce produit ou pour avoir plus d'information, visitez notre page "" — narnian — 2005-12-25
- article — articles/474-lewis-parle-de-la-priere.md — # Lewis parle de la prière *narnian — 2006-01-20* Pour C.S. Lewis, la prière n’a rien de magique. Il s'agit simplement d'une discussion avec Dieu. Mais, en même temps, la prière est beaucoup plus profonde qu’une simple conversation sous la forme d’une liste de souhaits comme celle que les enfants font au Père Noël. D’après Lewis, la plus grande signification de la prière est qu’elle aide à changer les gens en ce que Dieu veut qu’ils soient. Lewis distingue aussi l’importance d’autres raisons pour prier, mais le sens le plus puissant pour lui est cette notion de changement qu’il a expérimenté durant ses communications avec Dieu : c’est ce qui l’amène à s’agenouiller. Il a découvert dans sa vie de prière que la plus grande bénédiction est lorsque Dieu, par pitié, détruit les fausses perceptions que Lewis avait de Dieu. Lewis avait plus de joie lorsqu’il se levait après sa prière et qu’il se disait à lui-même : « … mais je ne le savais pas avant. » Jésus donne la prière « Notre Père » dans Matthieu 6.9-13 comme un modèle pour ses disciples. Au cœur de cette prière, Jésus nous dit de demander que la volonté de Dieu « soit faite sur la terre comme au ciel ». Lewis dit que ce but est achevé pour un croyant à la fois – avec la volonté de Dieu naissante, à travers la prière, le croyant de ce fait devient le véhicule à travers lequel la volonté de Dieu s’accomplit. La prière est utilisée pour transformer les croyants et leur permettre de se rendre à la volonté de Dieu, mais Lewis pense aussi que la prière inclut de demander à Dieu nos désirs et nos besoins. Cependant, il rappelle aux lecteurs que la nature de la requête « peut ou peut ne pas être accordée. » Pour Lewis, l’idée que notre requête ne puisse pas être acceptée de la manière à laquelle nous espérions n’indique rien de mauvais ou de bizarre par rapport à Dieu. Au contraire, c’est une issue avec « des créatures finies et idiotes » qui demandent des choses qui peuvent, si nous pouvions savoir le commencement depuis la fin, être exactement l’opposé de ce que nous voulions réellement demander. Lewis se demande « si Dieu avait réalisé toutes les prières idiotes que j’ai faites dans ma vie, où serais-je aujourd’hui ? » Aussi importante que le « Notre Père » est pour notre compréhension de la prière, Lewis croit que la prière de Jésus dans le jardin de Gethsémani la nuit précédent sa crucifixion (voir Matthieu 26.36-46) est un aussi bon modèle pour les chrétiens. Lewis appuie le fait que Jésus a soumis sa propre volonté à celle de son Père, c’est le pouvoir transformatif de la prière. Cet effet transformatif permet à une personne de dire « Que ton règne vienne » et ajouter à ces mots « par moi – maintenant » ! La prière de Christ à Gethsémani est la pierre d’angle de la pensée de Lewis par rapport à la prière. Il a même suggéré que « pour la plupart d’entre nous, c’est le seul modèle. » Son opinion est que tout enseignement sur les réponses aux prières, sur le but de la prière ou sur les effets de la prière doivent tenir compte de cette prière de Christ. D’après Lewis, la prière de Gethsémani offre aussi une réponse à ceux qui croient que Dieu répondra à leurs prières aussi longtemps qu’ils auront assez de foi. Comment pouvez-vous espérer que vos souhaits soient remplis, dit Lewis, si la personne qui a eu la plus grande foi sur cette terre a prié trois fois et a été à chaque fois nié ? De même, Lewis utilise le même argument contre ceux qui pensent que les prières exaucées sont des signes que la personne qui a prié est une favorite de Dieu. Sûrement le refus du souhait de Christ à « Gethsémani est une assez grande réponse à cela ». — narnian — 2006-01-20
- page — pages/pensee.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ### Découvrir Lewis En janvier 2006, nous vous avons proposé de découvrir la pensée de l'auteur du Monde de Narnia, C.S. Lewis, au travers de passages de ses livres : chaque matin, les abonnés recevaient par email la pensée du jour de C.S. Lewis. Ces textes présentent la pensée chrétienne de cet auteur remarquable. ### Les archives #31 - [Le mot de la fin d’Aslan](/lewis/citations-de-lewis/) (31/01/2006) #30 - [Rayons de lumière de Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (30/01/2006) #29 - [Dieu en tandem](/lewis/citations-de-lewis/) (29/01/2006) #28 - [Pardonner et non excuser](/lewis/citations-de-lewis/) (28/01/2006) #27 - [Débuter humblement](/lewis/citations-de-lewis/) (27/01/2006) #26 - [Le pardon des péchés](/lewis/citations-de-lewis/) (26/01/2006) #25 - [Viser le ciel](/lewis/citations-de-lewis/) (25/01/2006) #24 - [Se pencher pour monter](/lewis/citations-de-lewis/) (24/01/2006) #23 - [L’esprit de Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (23/01/2006) #22 - [Lamentation](/lewis/citations-de-lewis/) (22/01/2006) #21 - [S’affliger et penser à s’affliger](/lewis/citations-de-lewis/) (21/01/2006) #20 - [Des serviteurs qui deviennent des fils](/lewis/citations-de-lewis/) (20/01/2006) #19 - [Hors de l’action](/lewis/citations-de-lewis/) (19/01/2006) #18 - [A moi, tout à moi](/lewis/citations-de-lewis/) (18/01/2006) #17 - [Le jeu de la générosité](/lewis/citations-de-lewis/) (17/01/2006) #16 - [La vertu de l’humilité](/lewis/citations-de-lewis/) (16/01/2006) #15 - [Gratitude pour nous-mêmes](/lewis/citations-de-lewis/) (15/01/2006) #14 - [La distinction de chacun](/lewis/citations-de-lewis/) (14/01/2006) #13 - [Tout faire pour la gloire de Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (13/01/2006) #12 - [Ce que le christianisme offre](/lewis/citations-de-lewis/) (12/01/2006) #11 - [Volontairement uni](/lewis/citations-de-lewis/) (11/01/2006) #10 - [Un cadeau pour Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (10/01/2006) #9 - [Avec chaque choix](/lewis/citations-de-lewis/) (09/01/2006) #8 - [Le travail offert à Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (08/01/2006) #7 - [L’allusion du « plus »](/lewis/citations-de-lewis/) (07/01/2006) #6 - [Sur l’amitié](/lewis/citations-de-lewis/) (06/01/2006) #5 - [Quelques auberges agréables](/lewis/citations-de-lewis/) (05/01/2006) #4 - [Un bon endroit pour prier](/lewis/citations-de-lewis/) (04/01/2006) #3 - [Dieu dans nos prières](/lewis/citations-de-lewis/) (03/01/2006) #2 - [Des enfants très boueux](/lewis/citations-de-lewis/) (02/01/2006) #1 - [La maison de Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (01/01/2006)
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id1.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du dimanche 01 janvier 2006 ### #1 - La maison de Dieu Imaginez un instant que vous êtes une maison vivant et que Dieu ait l’intention de vous rebâtir. Au début, peut-être comprenez-vous ce qu’il veut faire. Vous savez que les réparations étaient indispensables ; aussi n’êtes-vous pas surpris de le voir remettre les gouttières en état ou colmater les fuites du toit. Mais il en vient bientôt à bouleverser la maison de fond en comble, ce qui vous semble n’avoir plus de sens. « Que fait-il donc ? » vous direz-vous. La réponse est qu’il érige une demeure entièrement différente de celle de vos rêves, ajoutant une aile ici, surélevant un étage là, élevant des tourelles, créant des cours. Vous pensiez qu’il allait vous transformer en un petit pavillon coquet, mais Dieu est en train de faire de vous un palais pour venir l’habiter en personne. -- C.S. Lewis dans *Les fondements du Christianisme*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id2.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du lundi 02 janvier 2006 ### #2 - Des enfants très boueux Je sais tout sur le désespoir face à une tentation chronique. Ce n’est pas sérieux, la ferveur, l’ennui à casser des disques, l’impatience et la “self-offense” n’arrivent pas à avoir le dessus. Aucune chute ne nous détruira totalement si nous nous relevons à chaque fois. Nous serons bien sûr des enfants très boueux et en lambeaux avant de rentrer à la maison. Mais les salles de bains sont toujours prêtes, les serviettes de bain sorties, et les habits propres à la buanderie. La seule chose fatale est de perdre une occasion de se relever. C’est lorsque nous remarquons la saleté en nous que Dieu est le plus présent : C’est le signe de Sa présence. -- C.S. Lewis dans *Readings for Meditation and Reflection*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id3.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du mardi 03 janvier 2006 ### #3 - Dieu dans nos prières Un chrétien ordinaire s’agenouille pour prier. Il essaie d’entrer en contact avec Dieu. S’il est vraiment chrétien, il sait que ce désir de prier est inspiré par Dieu qui est, pour ainsi dire, en lui-même. Mais ce croyant sait aussi que toute sa connaissance réelle de Dieu lui vient du Christ. L’homme qui était Dieu – ce Christ tout près de lui – l’aide dans sa prière en priant pour lui. Car Dieu que le chrétien veut atteindre par sa prière, est aussi à l’intérieur de lui et anime son désir qui le pousse à prier. Il est également la voie ou le pont sur lequel le chrétien est guidé vers ce but, de sorte que toute cette vie trinitaire de l’Être en trois Personnes est réellement à l’œuvre dans cette chambre banale où un homme comme les autres dit sa prière. L’homme est ravi jusqu’aux plus hautes sphères de vie – ce que j’ai appelé Zoé, la vie spirituelle. Dieu l’attire jusqu’en son sein, l’homme restant pourtant lui-même. -- C.S. Lewis dans *Les fondements du Christianisme*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id4.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du mercredi 04 janvier 2006 ### #4 - Un bon endroit pour prier Un ecclésiastique m’a dit une fois que le compartiment d’un train, si on y est seul, est un bon endroit pour prier car « il y a juste la bonne quantité de distractions ». Lorsque je lui ai demandé de m’expliquer, il m’expliqua que le silence le plus parfait et la solitude nous incite a être distrait par ce qui viens de notre être intérieur et qu’il était plus facile de faire face à une quantité modérée de distractions extérieures. Je ne l’ai pas appliqué à moi-même, mais je peux l’imaginer. -- C.S. Lewis dans *Lettres à Malcolm*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id5.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du jeudi 05 janvier 2006 ### #5 - Quelques auberges agréables La doctrine chrétienne de la souffrance explique, je crois, un fait très curieux concernant le monde dans lequel nous vivons. Le bonheur établi et la sécurité que nous désirons tous, Dieu nous les refuse, par la nature même des choses de ce monde ; mais la joie, le plaisir et l’amusement, il les a répandus à profusion. Nous ne sommes jamais en sûreté, mais les occasions de rire ne nous manquent pas, et nous connaissons des minutes de ravissement. Il n’est pas difficile de voir pourquoi. La sécurité à laquelle nous aspirons nous apprendrait à reposer nos cœurs en ce monde et opposerait un obstacle à notre retour à Dieu ; quelques instants d’amour heureux, un paysage, une symphonie, une joyeuse fête entre amis, une baignade ou un match de football n’ont pas cet inconvénient. Notre Père nous réconforte, au cours du voyage, en nous offrant quelques auberges agréables, mais il ne nous encourage pas à les prendre pour la maison paternelle. -- C.S. Lewis dans *Le problème de la souffrance*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id6.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du vendredi 06 janvier 2006 ### #6 - Sur l’amitié Pour nous, bien sûr, l’activité partagée et donc la compagnie sur laquelle l’amitié se base ne seront pas souvent corporelles comme la chasse ou le combat. Cela pourrait être une religion commune, des études communes, une profession commune, et même une récréation commune. Tous ceux avec qui nous partagerons seront nos compagnons; mais une, deux ou trois personnes avec qui nous partageons quelque chose de plus seront nos amis. Dans ce genre d’amour, comme le dit Emerson, M’aimes-tu? signifie Vois-tu la même vérité? – Ou finalement, « Prenez-vous soin de la même vérité ? » L’homme qui est d’accord avec nous sur ces quelques questions, peu considéré par d’autres, est d’une grande importance, il peut être notre ami. Il n’a pas besoin d’être d’accord avec nous sur la réponse. -- C.S. Lewis dans *Les quatre amours*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id14.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du samedi 07 janvier 2006 ### #7 - L’allusion du « plus » C’est pour une raison très différente que la religion ne peut pas occuper la vie entière dans le sens d’exclure toutes nos activités normales. Bien sûr, en un sens, elle doit occuper la vie entière. Il n’est pas question de compromis entre les revendications de Dieu et les revendications de la culture, de la politique, ou de n’importe quoi d’autre. La revendication de Dieu est infinie et inexorable. Vous ne pouvez la refuser, ou vous pouvez commencer à essayer d’y concéder. Il n’y a pas de milieu. Pourtant, en dépit de cela, il est clair que le christianisme ne doit exclure aucune des activités ordinaires des humains. St. Paul a dit aux gens de continuer leur travail. Il a même assumé le fait que les chrétiens puissent aller à des dîners festifs, et même à des dîners festifs organisés par des païens. Notre Seigneur a assisté à un mariage et a changé miraculeusement de l’eau en vin. Sous les égides de Son Église, et dans la plupart des âges chrétiens, l’étude et les arts s’épanouissent. La solution de ce paradoxe est, bien sûr, bien connue de vous tous. « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » Toutes nos activités ordinaires seront acceptées si elles sont offertes à Dieu, même les plus humbles. Toutes celles, mêmes les plus nobles, seront pécheresses si elles ne sont pas offertes à Dieu. Le christianisme ne remplace pas simplement notre vie normale et la substitue pour une nouvelle ; C’est plutôt une nouvelle organisation qui exploite, pour ses propres fins surnaturelles, ces matériaux normaux. -- C.S. Lewis dans *Le problème de la souffrance*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id7.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du dimanche 08 janvier 2006 ### #8 - Le travail offert à Dieu Je rejette immédiatement une idée qui s’attarde dans l’esprit de quelques personnes modernes que les activités culturelles sont dans leur droit spirituel et méritoire – comme si les disciples et les poètes étaient intrinsèquement plus plaisants à Dieu que les clochards et les cireurs. Je pense que c’était Matthew Arnold qui a le premier utilisé le mot anglais spiritual (spirituel, en français) dans le sens du mot allemand geistlich, et inaugura ainsi l’erreur la plus dangereuse et la plus antéchrist. Effaçons-la pour toujours de nos esprits. Le travail d’un Beethoven et le travail d’une femme de ménage deviennent spirituels précisément dans les mêmes conditions, lorsqu’il est offert à Dieu, lorsqu’il est fait humblement « comme pour le Seigneur ». Cela ne doit pas, bien entendu, signifier qu’il est pour n’importe qui une plus grande chance s’il devrait balayer une salle ou composer une symphonie. Une taupe doit creuser à la gloire de Dieu et un robinet doit le rappeler. Nous sommes des membres d’un seul corps, mais des membres différents, chacun avec sa propre vocation. -- C.S. Lewis dans *Readings for Meditation and Reflection*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id9.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du lundi 09 janvier 2006 ### #9 - Avec chaque choix Les gens envisagent souvent la morale chrétienne comme une espèce de marchandage où Dieu dit : « Si tu observes un tas de règles, je te récompenserai, et si tu ne le fais pas, gare à toi. » Je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de considérer la question. Je dirais plutôt que chaque fois que vous faites un choix, vous transformez une partie de votre être intérieur, où s’opère le choix, en quelque chose d’un peu différent de ce qu’il était. Si vous considérez les choix innombrables dont vous avez eu à décider tout au long de votre vie, vous verrez que lentement vous avez transformé votre être intérieur en une créature céleste, en harmonie avec Dieu, les autres et vous-même, ou au contraire en une créature infernale, en haine contre vous-même, vos semblables et en état de guerre contre Dieu. Appartenir à la première catégorie, c’est le ciel ou, en d’autres termes, la joie, la paix, la connaissance et la puissance cohabitent. Mais être l’autre signifie folie, horreur, sottise, rage, impuissance et solitude éternelle. Chacun de nous, à tout moment, progresse vers l’un de ces deux. -- C.S. Lewis dans *Les fondements du Christianisme*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id10.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du mardi 10 janvier 2006 ### #10 - Un cadeau pour Dieu Par un grand paradoxe, Dieu permet aux hommes d’avoir de l’amour à Lui offrir. Bien sûr, personne ne peut donner à Dieu quelque chose qui n’est pas déjà à Lui ; et si c’est déjà à Lui, qu’a-t-il donné ? Mais puisqu’il est trop évident que nous pouvons nous retenir nous-même, nos volontés et nos cœurs venant de Dieu, dans ce sens, peuvent aussi Lui être donnés. Ce qui Lui appartient de droit et qui n’existerait pas s’il cessait d’être à Lui (comme la chanson est au chanteur), Il nous a néanmoins fait de telle manière que nous puissions librement le Lui offrir à nouveau. -- C.S. Lewis dans *Les quatre amours*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id11.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du mercredi 11 janvier 2006 ### #11 - Volontairement uni Dieu a créé des êtres pourvus d’une volonté libre. Cela implique que des créatures peuvent opter autant pour le bien que pour le mal. Certains pensent qu’on peut concevoir une créature qui, tout en étant libre, n’aurait pas la possibilité de choisir le mal. Pour ma part je ne le puis. Si une chose a le droit d’être bonne, elle a aussi le droit d’être mauvaise. Or c’est notre volonté libre qui rend le mal possible. Pourquoi donc Dieu la donna-t-il aux hommes à l’origine ? Parce que cette volonté, quoique laissant le champ libre au mal, est la seule chose rendant possible l’amour, la bonté ou la joie qui nous réjouissent. Un monde d’automates, de créatures se mouvant comme des machines, ne mériterait guère d’être créé. Le bonheur conçu de Dieu pour ses créatures les plus évoluées est le bonheur d’être librement et volontairement lié à lui et à tout être humain en une extase d’amour et de ravissement. En comparaison, l’amour le plus sublime entre un homme et une femme sur cette terre n’est que de l’eau de rose. Pour en arriver à cette communion entre Dieu et les hommes, il faut que les êtres soient libres. -- C.S. Lewis dans *Les fondements du Christianisme*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id12.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du jeudi 12 janvier 2006 ### #12 - Ce que le christianisme offre Or, voici l’offre exceptionnelle du christianisme : nous pouvons, en laissant agir Dieu, participer à la vie du Christ. Si nous le faisons, nous partagerons alors une vie qui fut engendrée, non créée, qui a toujours existé et existera toujours. Le Christ est le Fils de Dieu, Si nous avons part à ce type de vie nous serons aussi fils de Dieu. Nous aimerons le Père comme le Christ le fait, et le Saint-Esprit se révélera en nous. Jésus vint dans ce monde en tant qu’homme afin de communiquer aux autres hommes la sorte de vie qui était en lui. Il l’a fait par ce que j’appelle une « saine contagion ». Chaque chrétien est appelé à devenir un petit Christ. Voilà ce que signifie devenir chrétien. Rien d’autre. -- C.S. Lewis dans *Les fondements du Christianisme*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id13.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du vendredi 13 janvier 2006 ### #13 - Tout faire pour la gloire de Dieu C’est pour une raison très différente que la religion ne peut pas occuper la vie entière dans le sens d’exclure toutes nos activités normales. Bien sûr, en un sens, elle doit occuper la vie entière. Il n’est pas question de compromis entre les revendications de Dieu et les revendications de la culture, de la politique, ou de n’importe quoi d’autre. La revendication de Dieu est infinie et inexorable. Vous ne pouvez la refuser, ou vous pouvez commencer à essayer d’y concéder. Il n’y a pas de milieu. Pourtant, en dépit de cela, il est clair que le christianisme ne doit exclure aucune des activités ordinaires des humains. St. Paul a dit aux gens de continuer leur travail. Il a même assumé le fait que les chrétiens puissent aller à des dîners festifs, et même à des dîners festifs organisés par des païens. Notre Seigneur a assisté à un mariage et a changé miraculeusement de l’eau en vin. Sous les égides de Son Église, et dans la plupart des âges chrétiens, l’étude et les arts s’épanouissent. La solution de ce paradoxe est, bien sûr, bien connue de vous tous. « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » Toutes nos activités ordinaires seront acceptées si elles sont offertes à Dieu, même les plus humbles. Toutes celles, mêmes les plus nobles, seront pécheresses si elles ne sont pas offertes à Dieu. Le christianisme ne remplace pas simplement notre vie normale et la substitue pour une nouvelle ; C’est plutôt une nouvelle organisation qui exploite, pour ses propres fins surnaturelles, ces matériaux normaux. -- C.S. Lewis dans *A Year With C. S. Lewis: Daily Readings from His Classic Works*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id15.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du samedi 14 janvier 2006 ### #14 - La distinction de chacun *Ces sept prochains jours seront consacrés à un livre très connu de C.S. Lewis, “Les tactiques du Diable”. Quand Lewis parle de l'Ennemi dans cette pensée, il fait ici référence à Dieu. Screwtape, un vieux démon, conseille un jeune collègue qui essaye de tenter un jeune homme chrétien. Cette volonté requière la défaite de l’Ennemi, qui est aussi intéressé à l’âme du jeune homme. Ici, Screwtape décrit la stratégie inhabituelle de l’Ennemi.* Je sais que l’Ennemi cherche, lui aussi, à détacher les hommes d’eux-mêmes. Mais il le fait à sa manière. Rappelle-toi toujours qu’il aime sincèrement cette affreuse vermine et qu’il attache une importance exagérée à l’individualité de chacun. Quand il leur dit de renoncer à eux-mêmes, il ne veut que les amener à démordre de leurs prétentions égoïstes et volontaires. Une fois qu’il sont fait cela, il leur rend véritablement toute leur personnalité et se vante (à juste titre, je le crains) que quand ils sont tout entiers à lui, ils sont aussi pleinement eux-mêmes. Ainsi, tout en se réjouissant de les voir sacrifier même leurs désirs les plus innocents à sa volonté, il déteste les voir perdre leur individualité pour quelque raison que ce soit. Mais nous, nous devrions toujours les y encourager. -- C.S. Lewis dans *Tactiques du diable*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id16.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du dimanche 15 janvier 2006 ### #15 - Gratitude pour nous-mêmes *Screwtape, un vieux démon, écrit à un jeune démon au sujet de leur Ennemi. Quand Lewis parle de l'Ennemi dans cette pensée, il fait ici référence à Dieu.* Pour parer le coup de l’Ennemi, il faut connaître ses objectifs. Il voudrait amener l’homme au point où, après avoir conçu la plus belle cathédrale du monde, il est pleinement conscient qu’il n’y en a pas de plus belle et où il s’en réjouit, mais en n’éprouvant ni plus ni moins de joie que si elle était l’œuvre d’un autre. Car l’Ennemi voudrait qu’en fin de compte, il soit libéré de sa présomption à tel point qu’il puisse se réjouir avec la même sincérité et la même reconnaissance de ses propres talents que de ceux de son prochain – et d’un lever du soleil, d’un éléphant ou d’une chute d’eau. Il aimerait que chaque homme en arrive, à la longue, à reconnaître la beauté et l’excellence de toutes ses créatures (lui-même y compris). Il cherche à annihiler, dans le plus bref délai, l’amour de soi qu’il tient de l’animal, mais je crains qu’il ne s’agisse d’une politique à long terme qui vise à lui restituer un nouveau genre d’amour de soi – une sorte de charité et de gratitude envers tous les êtres, lui-même y compris. Une fois qu’il aura appris à aimer son prochain comme lui-même, il sera en droit de s’aimer lui-même comme son prochain. Car nous ne devons jamais oublier ce trait de caractère de l’Ennemi, inexplicable et répugnant entre tous : il aime vraiment les bipèdes sans poils qu’il a créés et leur restitue toujours de la main droite ce qu’il leur a retiré de la gauche. -- C.S. Lewis dans *Tactiques du diable*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id17.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du lundi 16 janvier 2006 ### #16 - La vertu de l’humilité *Le démon Screwtape a quelques idées sur la façon de miner l’humilité. Quand Lewis parle de l'Ennemi dans cette pensée, il fait ici référence à Dieu.* Ton protégé est devenu humble. As-tu attiré son attention sur ce fait ? Toutes les vertus deviennent moins redoutables pour nous dès qu’un homme en a pris conscience, et cela est particulièrement vrai de l’humilité. Attrape-le au moment où il est vraiment pauvre en esprit et souffle-lui à l’oreille la réflexion flatteuse : « Pardi ! Me voilà devenu humble », et tu verras, presque instantanément, l’orgueil – l’orgueil qu’il tire de son humilité – faire son apparition. S’il en voit le danger et s’emploie à étouffer cette nouvelle forme de vanité, rends-le fier de cette tentative – et ainsi de suite, aussi longtemps que cela te plaira. Pas trop longtemps, cependant, de crainte d’éveiller son sens de l’humour et des proportions, auquel cas il pourrait simplement rire de ton jeu et aller se coucher. Mais il y a encore d’autres moyens efficaces de fixer son attention sur son humilité. Avec cette vertu, comme avec toutes les autres, l’Ennemi entend détourner l’homme de son moi pour se l’attacher à lui-même et l’intéresser à son prochain. Chaque humiliation, tout élan de haine de soi-même doivent le rapprocher de ce but. S’ils n’y parviennent, pas, ils ne nous font que peu de tort. Ils peuvent même nous faire du bien, si l’homme continue à se préoccuper uniquement de lui-même et, surtout, si le mépris de soi-même engendre le mépris des autres et, de ce fait, la mélancolie, le cynisme et la cruauté. -- C.S. Lewis dans *Tactiques du diable*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id18.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du mardi 17 janvier 2006 ### #17 - Le jeu de la générosité *Screwtape explique à un jeune démon ce qui se passé lorsque les gens essaye d’être généreux. Quand Lewis parle de l'Ennemi dans cette pensée, il fait ici référence à Dieu.* Le jeu se joue de préférence avec plus de deux joueurs, par exemple dans une famille où il y a déjà de grands enfants. On propose quelque chose de tout à fait banal, disons, de prendre le thé au jardin. Quelqu’un s’arrange pou faire sentir aux autres (mais sans souffler mot) qu’il préférerait le prendre ailleurs, mais qu’il est prêt à se ranger à l’avis général par désintéressement. Les autres retirent instantanément leur proposition en prenant bien soin de lui faire comprendre qu’ils le font par désintéressement, mais la raison profonde en est qu’ils ne tiennent absolument pas à servir de mannequin sur lequel le premier personnage peut faire l’essayage de ses petits élans d’altruisme. Mais celui-ci ne va pas se laisser priver de son orgie de désintéressement. Il insiste pour faire « ce que les autres désirent ». Eux de leur côté insistent pour faire ce que lui désire. Les passions sont attisées. Bientôt quelqu’un dit : « Très bien, dans ce cas je ne prendrai pas de thé du tout ! » Une vraie dispute éclate avec d’amers ressentiments de part et d’autre. Tu vois comment cela se passe ? Si chaque parti avait formulé en toute franchise ses propres désirs, tous seraient restés dans les limites de la raison et de la courtoisie. Mais parce que le débat est interverti et que chaque parti livre la bataille de l’autre, toute l’amertume qui découle des frustrations de leur propre-justice et de leur obstination et des griefs qui se sont accumulés pendant les dix dernières années est masquée par ce désintéressement, fictif ou réel, qui caractérise tout ce qu’ils font ou, du moins, elle leur parait de ce fait parfaitement excusable… Un homme sensé à dit un jour : « Si les hommes savaient tous les mauvais sentiments que fait naître le désintéressement, les prédicateurs ne feraient pas un tel éloge de cette vertu » ; et encore : « C’est le genre de femme qui vit pour les autres – et ces autres, vous les reconnaissez facilement à leur air traqué. » -- C.S. Lewis dans *Tactiques du diable*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id19.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du mercredi 18 janvier 2006 ### #18 - A moi, tout à moi *Le vieux démon Screwtape parle de ce qu’il entend par « le moi ». Quand Lewis parle de l'Ennemi dans cette pensée, il fait ici référence à Dieu.* Déjà dans sa nursery, on peut inculquer à l’enfant que quand il dit « mon nounours », cela ne veut pas dire « mon vieil ami, objet de ma tendresse », (comme l’Ennemi ne tardera pas à le lui enseigner si nous ne sommes pas sur nos gardes) mais « l’ours que je peux mettre en lambeaux si j’en ai envie ». Et à l’autre bout de l’échelle, nous avons appris aux hommes à dire « mon Dieu » en donnant au pronom un sens très proche de celui qu’il a dans « mes bottes », c’est-à-dire « le Dieu sur lequel j’ai acquis des droits grâce à mes mérites exceptionnels et que j’exploite du haut de la chaire – le Dieu que je mets à mon service ». Et le comique de l’histoire, c’est que le mot « mien » dans son plein sens possessif ne peut être prononcé par aucun être humain à l’égard de quoi que ce soit. En fin de compte, ce sera soit notre Père soit l’Ennemi qui pourra appeler « sien » chaque chose, et surtout chaque homme, qui auront existé. N’aie pas peur, les hommes finiront bien par découvrir à qui appartiennent réellement leur temps, leur âme et leur corps – pas à eux-mêmes en tous cas. Pour le moment, l’Ennemi appelle « sien » tout ce qui existe pour la raison pédantesque et légaliste qu’il en est le créateur. Notre Père espère, cependant, qu’à la fin, il pourra appeler toutes choses « siennes » pour la raison plus réaliste et dynamique qu’il en a fait la conquête. -- C.S. Lewis dans *Tactiques du diable*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id20.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du jeudi 19 janvier 2006 ### #19 - Hors de l’action *Screwtape a quelques idées sur un plan pour faire sortir quelqu’un du camp de l’Ennemi. Quand Lewis parle de l'Ennemi dans cette pensée, il fait ici référence à Dieu.* Il nous reste à voir comment réparer le désastre. L’essentiel est d’empêcher ton protégé de faire quoi que ce soit. Aussi longtemps qu’il ne passe pas à l’action, peu importe la sincérité de son repentir. Laisse la petite brute s’y vautrer. S’il s’y sent poussé, laisse-le écrire un livre là-dessus. C’est souvent un excellent moyen de rendre stérile la semence que l’Ennemi sème dans le cœur d’un homme. Qu’il fasse n’importe quoi, pourvu qu’il n’agisse pas. La plus grande piété dans son imagination ou dans ses sentiments ne nous nuira pas le moins du monde, aussi longtemps que nous pouvons lui barrer le chemin de sa volonté. Comme l’a dit un homme, les habitudes actives se consolident par la répétition, tandis que les habitudes passives en sont affaiblies. Plus il sentira sans agir, moins il sera capable d’agir et, à la longue, moins il sera capable de sentir. -- C.S. Lewis dans *Tactiques du diable*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id21.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du vendredi 20 janvier 2006 ### #20 - Des serviteurs qui deviennent des fils *Screwtape parle des véritables intentions de l’Ennemi. Quand Lewis parle de l'Ennemi dans cette pensée, il fait ici référence à Dieu.* Tu seras peut-être surpris d’apprendre que, dans son (l’Ennemi) effort pour s’approprier définitivement une âme, il s’attend à un meilleur résultat quand elle est dans le creux de la vague que quand elle est sur la crête. Certains de ses grands favoris ont touché le fond de l’abîme plus souvent et plus longtemps que n’importe qui. En voici la raison. Pour nous, un homme est avant tout une sorte de nourriture. Nous cherchons à absorber sa volonté dans la nôtre, à élargir notre espace vital à ses dépens. Mais l’obéissance que l’Ennemi demande à l’homme est une tout autre affaire. Il nous faut voir les choses en face : ce qu’il dit de son amour pour les hommes et de la parfaite liberté qu’ils trouvent à son service n’est pas – comme nous voudrions le croire – simplement de la propagande mais l’effroyable réalité. Il a vraiment l’intention de remplir l’univers d’affreuses petites répliques de lui-même, de créatures dont la vie est à l’image de la sienne non pas parce qu’il les aurait absorbées, mais parce que leur volonté se conforme librement à la sienne. Nous voulons du bétail dont nous puissions faire notre nourriture. Lui, il veut des serviteurs dont il puisse faire ses fils. Nous voulons les saigner à blanc. Lui, il veut se donner complètement à eux. Nous sommes vides et voulons nous remplir. Lui, il est plein et il déborde. Notre objectif est un monde où notre Père d’en bas aura englouti tous les autres êtres. L’Ennemi veut un monde rempli d’êtres unis à lui et pourtant distincts de lui. -- C.S. Lewis dans *Tactiques du diable*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id22.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du samedi 21 janvier 2006 ### #21 - S’affliger et penser à s’affliger *Lewis s’afflige de la mort de sa femme, Joy :* Ces notes sont-elles morbides ? J’ai lu la phrase : « J’étais toute la nuit étendu avec une rage de dent, pensant à ce mal et pensant au fait que j’étais étendu et éveillé. » C’est vrai par rapport à la vie. Une partie de toutes misères est, pour ainsi dire, l’ombre de la misère ou la réflexion : le fait que vous ne souffrez pas simplement, mais que vos pensées sont focalisées sur le fait que vous souffrez. Je n’ai pas seulement vécu chaque jour, qui semblait ne pas se terminer, dans la peine, mais je les ai aussi vécu en réfléchissant sur le fait de vivre chaque jour dans la peine. -- C.S. Lewis dans *Apprendre La Mort*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id23.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du dimanche 22 janvier 2006 ### #22 - Lamentation *Lewis s’afflige de la mort de sa femme, Joy :* Je dois penser plus à H. qu’à moi-même. Oui, cela sonne bien. Mais c’est un inconvénient. Je pense presque toujours à elle. Pensant aux gestes de H. – des mots, des regards, des rires, des actions venant d’elle. Mais c’est mon esprit qui les sélectionne et les groupe. Déjà moins d’un mois après sa mort, je pouvais sentir le commencement lent et insidieux d’un processus qui transformera H. en une femme de plus en plus imaginaire. Fondé sur des gestes, aucun doute, je ne devrais pas la rendre fictive (ou j’espère ne pas le faire). Mais cette composition ne viendra-t-elle pas de plus en plus de mon esprit ? La réalité ne sera plus longtemps là pour vérifier, pour me relever, comme le faisait la vraie H. si souvent et inopinément, en étant tellement elle-même et non moi. Le cadeau le plus précieux que le mariage m’a donné était le constant impact de quelque chose de très fin et intime, tout le temps indubitable et résistant – en un mot, la réalité est-elle que tout cela fonctionne afin d’être défait ? Est-ce que je dois encore appeler H. pour tomber de façon horrible dans un vieux rêve de célibataire ? Oh ma chérie, ma chérie, revient pour un moment et renvoie ce misérable fantôme. Oh Dieu, Dieu, pourquoi as-tu pris autant de peine pour expulser cette créature de sa coquille si elle est maintenant condamnée à ramper et revenir en elle ? -- C.S. Lewis dans *Apprendre La Mort*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id24.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du lundi 23 janvier 2006 ### #23 - L’esprit de Dieu L’union entre le Père et le Fils est si concrète et vivante qu’elle-même est également une Personne. Je sais que c’est presque inconcevable, mais considérez-le d’après ce qui suit. Lorsqu’on se réunit dans une famille, un club ou un syndicat, on parle souvent de « l’esprit » de cette famille, de ce club ou de ce syndicat, parce que les individus ainsi réunis se comportent et conversent autrement que lorsqu’ils sont seuls. Cette conduite corporative peut être meilleure ou pire que le comportement individuel des membres. Une personnalité commune émerge du groupe, ou plutôt quelque chose qui rappelle la personnalité. Voilà justement l’une des différences entre Dieu et nous. Ce qui jaillit de la vie commune du Père et du Fils est une Personne véritable, la troisième des trois Personnes qui sont en Dieu. Dans le langage théologique, cette troisième Personne est appelé le Saint-Esprit ou « l’Esprit » de Dieu. Ne soyez pas inquiet ou surpris si vous trouvez cette expression plus vague ou plus confuse que les deux autres. Il y a, à mon avis, une raison pour qu’il en soit ainsi. Généralement, dans la vie chrétienne, nous ne regardons guère au Saint-Esprit. Il agit pourtant toujours par votre intermédiaire. Si vous pensez au Père comme à une réalité lointaine et au Fils comme à une personne se tenant à vos côtés, vous aidant à prier et s’efforçant de faire de vous un autre fils, il vous faudra alors vous représenter la troisième Personne comme étant en vous ou derrière vous. Peut-être en est-il qui trouveraient plus facile de commencer par la troisième Personne et de suivre la route inverse. Dieu est amour ; cet amour agit par le truchement des hommes, et particulièrement par le moyen de la communauté des chrétiens. Mais l’esprit d’amour est, de toute éternité, un amour permanent entre le Père et le Fils. -- C.S. Lewis dans *Les fondements du Christianisme*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id25.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ### Découvrir Lewis En janvier 2006, nous vous avons proposé de découvrir la pensée de l'auteur du Monde de Narnia, C.S. Lewis, au travers de passages de ses livres : chaque matin, les abonnés recevaient par email la pensée du jour de C.S. Lewis. Ces textes présentent la pensée chrétienne de cet auteur remarquable. ### Les archives #31 - [Le mot de la fin d’Aslan](/lewis/citations-de-lewis/) (31/01/2006) #30 - [Rayons de lumière de Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (30/01/2006) #29 - [Dieu en tandem](/lewis/citations-de-lewis/) (29/01/2006) #28 - [Pardonner et non excuser](/lewis/citations-de-lewis/) (28/01/2006) #27 - [Débuter humblement](/lewis/citations-de-lewis/) (27/01/2006) #26 - [Le pardon des péchés](/lewis/citations-de-lewis/) (26/01/2006) #25 - [Viser le ciel](/lewis/citations-de-lewis/) (25/01/2006) #24 - [Se pencher pour monter](/lewis/citations-de-lewis/) (24/01/2006) #23 - [L’esprit de Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (23/01/2006) #22 - [Lamentation](/lewis/citations-de-lewis/) (22/01/2006) #21 - [S’affliger et penser à s’affliger](/lewis/citations-de-lewis/) (21/01/2006) #20 - [Des serviteurs qui deviennent des fils](/lewis/citations-de-lewis/) (20/01/2006) #19 - [Hors de l’action](/lewis/citations-de-lewis/) (19/01/2006) #18 - [A moi, tout à moi](/lewis/citations-de-lewis/) (18/01/2006) #17 - [Le jeu de la générosité](/lewis/citations-de-lewis/) (17/01/2006) #16 - [La vertu de l’humilité](/lewis/citations-de-lewis/) (16/01/2006) #15 - [Gratitude pour nous-mêmes](/lewis/citations-de-lewis/) (15/01/2006) #14 - [La distinction de chacun](/lewis/citations-de-lewis/) (14/01/2006) #13 - [Tout faire pour la gloire de Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (13/01/2006) #12 - [Ce que le christianisme offre](/lewis/citations-de-lewis/) (12/01/2006) #11 - [Volontairement uni](/lewis/citations-de-lewis/) (11/01/2006) #10 - [Un cadeau pour Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (10/01/2006) #9 - [Avec chaque choix](/lewis/citations-de-lewis/) (09/01/2006) #8 - [Le travail offert à Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (08/01/2006) #7 - [L’allusion du « plus »](/lewis/citations-de-lewis/) (07/01/2006) #6 - [Sur l’amitié](/lewis/citations-de-lewis/) (06/01/2006) #5 - [Quelques auberges agréables](/lewis/citations-de-lewis/) (05/01/2006) #4 - [Un bon endroit pour prier](/lewis/citations-de-lewis/) (04/01/2006) #3 - [Dieu dans nos prières](/lewis/citations-de-lewis/) (03/01/2006) #2 - [Des enfants très boueux](/lewis/citations-de-lewis/) (02/01/2006) #1 - [La maison de Dieu](/lewis/citations-de-lewis/) (01/01/2006)
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id26.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du mercredi 25 janvier 2006 ### #25 - Viser le ciel L’espoir est l’une des vertus théologiques. Cela signifie qu’attendre le monde éternel n’est pas (comme la société moderne le pense) une forme d’escapade du monde réel ou un rêve, mais une chose que le chrétien est sensé faire. Cela ne signifie pas que nous quittons le monde présent comme il est. Si vous lisez de l’histoire, vous verrez que les chrétiens qui ont fait le plus pour le monde de leur époque étaient ceux qui pensaient le plus au monde futur. Les apôtres eux-mêmes l’ont fait : ceux qui sont partis à la conversion de l’Empire Romain, le grand homme qui a construit le Moyen Âge, l’évangélique anglais qui a abolit l’esclavage… tous ont laissé une trace sur terre car ils plaçaient leurs espoirs dans le ciel. C’est depuis que les chrétiens ont cessé de penser à l’autre monde qu’ils sont devenus si inefficaces dans celui-ci. Vise le ciel et tu y amèneras la terre : vise la terre et tu n’obtiendras ni l’un, ni l’autre. Cela semble une règle étrange, mais quelque chose de ce genre peut se voir au travail, dans d’autres domaines. La santé est une grande bénédiction, mais dès le moment où votre santé devient votre centre de préoccupation, vous commencerez alors à extrapoler et vous imaginerez que quelque chose ne va pas avec vous. Après la santé, vous voudrez plus – nourriture, jeux, travail, loisirs, sorties. De la même manière, nous ne pourrons jamais sauver la civilisation aussi longtemps qu’elle sera notre objectif. Nous devons apprendre à vouloir plus. La plupart d’entre nous pensent qu’il est très difficile de vouloir “le ciel” – excepté le fait que le « ciel » permettrait de revoir des amis qui sont morts. L’une des raisons de cette difficulté est que nous n’avons pas été entraînés : notre éducation tend à fixer nos esprits sur ce monde. Une autre raison est que lorsque nous voulons que le ciel soit présent en nous, nous ne le reconnaissons pas. La plupart des gens, s’ils ont vraiment appris à regarder leur propre cœur, savent qu’ils veulent intensément quelque chose qui ne peut être obtenu dans ce monde. Il y a beaucoup de choses en ce monde qui nous l’offre, mais elles ne tiennent jamais leur promesse. Les désirs qui grandissent en nous lorsque nous tombons amoureux pour la première fois, ou lorsque nous pensons pour la première fois à des pays étrangers, ou lorsque nous pensons pour la première fois à des sujets qui nous excitent, sont des désirs que ni le mariage, ni les voyages, ni l’apprentissage ne peuvent satisfaire. Je ne parle pas de ce qui est ordinairement appelé un mariage infructueux, ou vacances, ou carrière. Je parle des meilleurs possibles. Il y a quelque chose que nous voulions saisir, dans ce premier moment de désir, qui s’est fané dans la réalité. Je pense que tout le monde sait ce que je veux dire. L’épouse peut être une bonne épouse, les hôtels et les paysages peuvent avoir été excellents, chimiste peut être un job très intéressant : mais quelque chose nous a éludés. -- C.S. Lewis dans *A Year With C. S. Lewis: Daily Readings from His Classic Works*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id30.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du jeudi 26 janvier 2006 ### #26 - Le pardon des péchés Nous disons beaucoup de choses super dans les églises (et en dehors aussi) sans penser réellement à ce que nous disons. Par exemple, nous disons dans la foi : « Je crois au pardon des péchés. » Je l’ai dit durant des années avant que je me demande pourquoi cela était dans la foi. Au premier coup d’œil, il semble difficilement intéressant de l’y incorporer. « Si quelqu’un est chrétien », je pensais, « il est certain qu’il croit au pardon des péchés. Cela va de soi. » Mais les gens qui ont compilé la foi ont apparemment pensé que c’était une partie de notre croyance à laquelle nous sommes rappelé à chaque fois que nous allons à l’église. J’ai commencé à voir que, aussi longtemps que je suis concerné, ils avaient raison. Croire au pardon des péchés n’est pas aussi facile que ce que je pensais. La vraie croyance en cela est le genre de choses que nous oublions très facilement si nous ne nous en occupons pas. Nous croyons que Dieu pardonne nos péchés, mais aussi qu’Il ne le fera pas à moins que nous pardonnions les péchés des autres. Il n’y aucun doute sur la deuxième partie de cette affirmation. C’est dans le « Notre Père », cela a donc été dit par notre Seigneur. Si vous ne pardonnez pas, vous ne serez pas pardonné. Aucun de ses enseignements n’a été aussi clair, et il n’y aucune exception à cela. Il n’a pas dit que nous devons pardonner les péchés des autres pourvu qu’ils ne soient pas trop terribles, ou à condition qu’il y ait des circonstances atténuantes, ou n’importe quelle autre chose de la sorte. Nous devons tous les pardonner, aussi malveillants, aussi significatifs, aussi répétés qu’ils soient. Si nous ne le faisons pas, nous ne serons pas pardonnés. -- C.S. Lewis dans *Readings for Meditation and Reflection*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id31.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du vendredi 27 janvier 2006 ### #27 - Débuter humblement Il est évident que si nous ne pardonnons pas, nous ne serons pas pardonnés. Il n’y a pas deux routes au choix. Que devons-nous faire ? Ce sera difficile, sans nul doute, mais je suggère deux attitudes possibles pour nous rendre le pardon plus aisé. Ce n’est pas par des calcules différentiels que nous débutons en mathématiques, mais plutôt par des additions simples. De même si nous voulons réellement (c’est une question de volonté) apprendre à pardonner, peut-être vaudrait-il mieux ne pas commencer par la Gestapo. Pardonnons d’abord le conjoint, les parents, les enfants ou le sergent de la section, pour leurs actes ou leurs paroles de la semaine écoulée. Ce serait déjà suffisant pour le moment. Nous pourrions essayer ensuite de comprendre exactement ce que signifie aimer son prochain comme soi-même. Je dois l’aimer comme je m’aime, moi. -- C.S. Lewis dans *Les fondements du Christianisme*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id32.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du samedi 28 janvier 2006 ### #28 - Pardonner et non excuser Lorsque la question du pardon arrive, il y a une part qui est identique et l’autre qui est différente. Elle est identique parce que pardonner ne signifie pas excuser. Beaucoup de gens pensent que les deux aspects sont semblables. Ils pensent que si vous leur demandez de pardonner quelqu’un qui les as trompé ou blessé, vous essayez de leur dire de faire comme s’il n’y avait jamais eut fraude ou blessure. Mais s’il en était ainsi, il n’y aurait rien à pardonner. Ils répondront alors : « Mais je vous dis que cet homme a brisé une promesse solennelle. » Exactement : c’est précisément ce que vous devez pardonner. (Cela ne signifie pas forcément que vous devez croire en sa prochaine promesse. Cela signifie que vous devez faire un effort pour chasser tous ressentiments dans votre cœur – tous souhaits de l’humilier, de le blesser ou de le lui faire payer.) La différence entre cette situation et celle dans laquelle vous demandez le pardon à Dieu est celle-ci : Lorsque nous sommes fautifs, nous acceptons le pardon trop facilement ; lorsque les autres le sont, nous n’acceptons pas assez facilement le pardon. -- C.S. Lewis dans *Readings for Meditation and Reflection*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id33.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du dimanche 29 janvier 2006 ### #29 - Dieu en tandem La Bible semble clore le débat quand elle lie les deux concepts dans une phrase étonnante dont la première partie est : « Travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement » (Philippins 2 :12) ce qui laisse supposer que tout dépendrait de nous et de nos bonnes œuvres. Mais elle continue ainsi : « car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire », laissant supposer que Dieu fait tout, et pour rien. Je crains que ce soit l’obstacle contre lequel nous butons. Je suis intrigué, mais non surpris. Voyez-vous, nous essayons de comprendre et de séparer en compartiments étanches l’action de Dieu et celle de l’homme quand tous deux travaillent en équipe. Nous pensons qu’il s’agit de deux ouvriers travaillant côte à côte, de sorte qu’on peut constater : « Il a fait cette tâche et moi celle-ci ». Mais cette façon de penser s’écroule, car Dieu n’est pas ainsi. Il est à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur de nous. En admettant même qu’on puisse préciser de qui serait ceci ou cela, je ne pense pas que le langage humain pourrait même valablement l’exprimer. Pour tenter quelque explication, les diverses églises avancent des arguments différents. Cependant, les confessions qui insistent le plus fortement sur l’importance des bonnes œuvres conviennent qu’il faut la foi ; et celles qui mettent l’accent sur la foi vous demandent d’accomplir de bonnes œuvres. -- C.S. Lewis dans *Les fondements du Christianisme*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id34.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du lundi 30 janvier 2006 ### #30 - Rayons de lumière de Dieu Tout le monde doit d’abord apprendre à marcher avant d’apprendre à courir. C’est pourquoi nous ne serons pas capable d’adorer Dieu dans les occasions les plus élevées si nous n’avons pas appris à le louer dans les petites occasions. Au mieux, notre foi et notre raison nous dira qu’Il est adorable, mais nous ne L’aurons pas trouvé ainsi, nous ne pouvons pas le « goûter et le voir ». Chaque rayon de lumière dans un bois est un « avant goût » du soleil que nous ne pouvons pas avoir en lisant des livres sur l’astronomie. Ces plaisirs purs et spontanés sont des « rayons de lumière de Dieu » dans les bois de notre expérience. -- C.S. Lewis dans *Lettres à Malcolm*
- page — pages/pensee-view-detail-lecture-id35.md — # Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis ## Les pensées quotidiennes de C.S. Lewis [Voir toutes les pensées de Lewis](/lewis/citations-de-lewis/) Voici la lecture du mardi 31 janvier 2006 ### #31 - Le mot de la fin d’Aslan Ici, sur cette montagne, je t’ai parlé clairement mais je ne le ferai plus guère, là-bas, à Narnia. Ici, sur la montagne, ton esprit a la limpidité de l’air environnant ; quand tu atterriras à Narnia, l’air s’épaissira. Prends bien garde qu’il ne mettre pas la confusion dans ton esprit. Et les signes que tu as appris ici ne ressembleront pas du tout à ce à quoi tu t’attends, quand tu les trouveras là-bas. C’est pourquoi il est si important de les connaître par cœur et de ne pas s’arrêter aux apparences. Souviens-toi des signes. Aie foi dans les signes. Rien d’autre ne compte. -- C.S. Lewis dans *Tome 6: Le fauteuil d'argent*
sources inspiration
- https://www.cslewis.com
- https://en.wikiquote.org/wiki/C._S._Lewis